L'action Airbus perd près de 2% et recule vers son support technique malgré un vol inaugural réussi
Le constructeur aéronautique européen recule nettement à la mi-séance, à contre-courant d'un CAC 40 lui aussi orienté à la baisse mais dans une moindre mesure. La valeur figure parmi les plus fortes baisses du CAC 40, dans le sillage d'autres cycliques industrielles. Les annonces commerciales du jour, dont un premier vol réussi sur un programme long-courrier, ne suffisent pas à enrayer le repli.
L'action Airbus recule de 1,98 % à 169,26 € en séance, alors que le CAC 40 cède 0,44 % à 8 172,96 points. La baisse fait du titre l'un des poids morts de l'indice parisien, derrière Stellantis (-3,55 %) et Safran (-2,21 %), parmi les plus fortes baisses du CAC 40. Le repli s'étend désormais à 3,21 % sur un mois et 6,11 % sur trois mois, alors que la performance annuelle se limite à 4,11 %.
Le cours reste en dessous de ses trois moyennes mobiles, avec un écart de 2,86 % sous la MM20 (174,25 €) et de 10,75 % sous la MM200 (189,64 €). Cette dernière, à un peu moins de 190 €, agit comme un plafond technique de moyen terme. Le RSI à 50 traduit l'absence de signal directionnel net, dans une configuration où le titre s'approche de son support à 165,56 €, niveau à 2,2 % du cours actuel.
Premier vol de l'A350-1000 ULR pour Qantas et calendrier macro en toile de fond
Airbus a confirmé ce 3 juin le premier vol réussi de l'A350-1000 ULR destiné à Qantas, équipé d'un réservoir central additionnel pour les liaisons ultra-long-courriers. La campagne d'essais de certification s'étalera sur deux mois, comme détaillé dans les éléments communiqués par le groupe. L'information ne suffit pas à compenser la pression sur les cycliques européennes, dans un climat où le secteur automobile pèse également sur la cote.
Le titre reste également sous le coup des incertitudes autour du conflit en Iran et de la remontée du Brent à 95 dollars. Sur les marchés actions américains, Boeing recule de 2,94 % à la dernière clôture, soulignant la nervosité globale du secteur aéronautique. Le prochain rendez-vous balisé pour le titre reste le support à 165,56 €, dont la tenue ou la rupture déterminera la dynamique de court terme.