L'action Airbus repasse au-dessus de ses moyennes mobiles, soutenue par le Brent
Le constructeur aéronautique européen reprend de la hauteur en séance, dans un marché parisien nettement haussier. Le titre profite d'un climat plus favorable aux cycliques, après une phase de consolidation sous pression du Brent. Le mouvement permet à la valeur de récupérer plusieurs repères techniques perdus ces dernières semaines.
Un rebond marqué qui ramène le titre au-dessus de la MM50 à 170,29 €
L'action Airbus gagne 2,46 % à 176,52 € à la mi-journée, contre 172,28 € en clôture la veille. Sur la semaine, le titre reprend 4,39 %, ce qui réduit en partie le repli de 5,47 % accusé sur trois mois. Le rebond intervient dans un CAC 40 en hausse de 0,89 % à 8 245,83 points, porté par les valeurs cycliques. Renault et Stellantis dominent l'indice avec des gains supérieurs à 4 %.
Le franchissement technique du jour est net : le cours repasse au-dessus de la MM20 à 173,89 € (écart de 1,51 %) et de la MM50 à 170,29 € (3,66 %). La MM200 reste en revanche hors d'atteinte à 189,79 €, soit 6,99 % au-dessus du cours, signe que la tendance de moyen terme demeure baissière. Le RSI à 50 traduit un équilibre retrouvé après les ventes des semaines précédentes, sans signaler d'excès. Le seuil de résistance suivant se situe à 188,50 €.
Un carnet de commandes étoffé alors que les tensions sur le Brent s'atténuent
Le flux commercial reste dense. Air China Cargo a signé mardi une commande de quatre A350F supplémentaires, portant son carnet total à dix appareils sur ce programme cargo. La veille, Saudia avait pris livraison de son premier A321XLR sur quinze commandés, une première au Moyen-Orient. Ces signaux confortent la dynamique commerciale du groupe sur les segments long-courrier et fret.
Le contexte énergétique se détend par ailleurs, avec un Brent autour de 98 dollars et un WTI proche de 92 dollars, alors que les discussions diplomatiques sur le détroit d'Ormuz progressent. Ce reflux pèse sur les compagnies pétrolières (TotalEnergies cède 3,11 %) mais soulage les valeurs aéronautiques, traditionnellement sensibles au coût du kérosène. Lors de la publication du premier trimestre 2026, le groupe avait enregistré 398 commandes nettes contre 204 un an plus tôt, malgré un EBIT ajusté divisé par deux à 300 millions d'euros en raison de pénuries persistantes. La résistance des 188,50 € constitue désormais le prochain repère technique surveillé.