L'action Alstom enfonce son support à 14,96 € et prolonge sa baisse
Le constructeur ferroviaire de Saint-Ouen-sur-Seine figure parmi les valeurs les plus délaissées du SBF 120 ce mercredi, alors même qu'un nouvel accord commercial vient d'être annoncé au salon InnoTrans de Berlin. Le titre cède du terrain sur fond de fragilité technique persistante, accumulant un recul sensible sur l'ensemble des horizons de performance.
Le support à 14,96 € enfoncé en séance, le titre dans le bas du SBF 120
Alstom perd 2,69 % à 14,86 € en séance, figurant parmi les plus fortes baisses du SBF 120 ce mercredi. Le titre a franchi à la baisse son support à 14,96 €, niveau qui avait tenu lors de la séance précédente après un bref passage à 14,90 €, et il reste en dessous à 14,87 € au dernier relevé. Ce franchissement aggrave une configuration technique déjà sous pression : le cours est en dessous de la MM20 à 15,94 € (écart de -6,78 %) et de la MM50 à 16,05 € (-7,41 %), deux niveaux qui exercent une résistance notable.
Le RSI à 42 reste en territoire neutre, sans signal de survente marqué pour l'instant, ce qui ne laisse pas présager de rebond technique automatique à court terme. Sur une semaine, le recul atteint 4,9 %, et sur un mois 7,07 %, dans un CAC 40 et un SBF 120 qui cèdent chacun seulement 0,31 % en séance.
Un accord Northrail signé à Berlin et des positions à découvert significatives à surveiller
C'est dans ce contexte que le groupe a annoncé ce 23 septembre, au salon InnoTrans de Berlin, la signature d'un accord-cadre avec le loueur Northrail portant sur une nouvelle génération de locomotives de manœuvre Traxx Shunter, destinée en priorité au marché allemand. L'annonce n'a pas inversé la tendance en séance, le marché semblant davantage focalisé sur la dynamique de cours globale du titre. Sur un an, Alstom recule de 30,72 %, un bilan qui pèse sur la perception de la valeur malgré des contrats récents conséquents, dont un accord de 1,2 Md€ avec TransPennine Express au Royaume-Uni en septembre et un contrat de 4,7 Md$ CAD avec VIA Rail Canada. Lors de la publication des résultats du premier trimestre 2027 le 22 juillet 2026, la société avait confirmé ses perspectives pour l'exercice fiscal 2026/27, avec une croissance organique attendue d'environ 5 % et une marge d'exploitation ajustée visée à environ 6,5 %.
Sur la base du bénéfice par action attendu, selon le consensus des analystes recensés, le titre se traite autour de 9,5 fois les bénéfices de l'exercice en cours et 7,7 fois ceux du suivant. Par ailleurs, cinq fonds cumulent 4,52 % du capital vendu à découvert, selon les déclarations consultées, en légère baisse de 0,20 point sur trente jours. Ce niveau reste élevé et traduit une défiance institutionnelle persistante envers le titre, même si la décrue modeste sur le mois suggère que ce mouvement ne s'amplifie pas franchement. La prochaine résistance à surveiller se situe à 16,91 €, loin au-dessus du cours actuel.