L'action Alstom rebondit de 2 % après un contrat de 1,2 Md€ au Royaume-Uni
Le titre du constructeur ferroviaire de Saint-Ouen-sur-Seine reprend de la hauteur ce vendredi, dans un SBF 120 légèrement positif. La progression intervient le jour même de l'annonce d'un nouveau contrat majeur au Royaume-Uni, qui vient étoffer un carnet de commandes déjà renforcé la semaine précédente.
Un contrat de 1,2 milliard d'euros avec TransPennine Express dope le cours en séance
Alstom a annoncé ce matin un contrat de 1,2 milliard d'euros avec l'opérateur britannique TransPennine Express, portant sur la fourniture et la maintenance de la première flotte de trains électriques à batterie pour les grandes lignes du Royaume-Uni. Cette commande s'inscrit dans la continuité d'une séquence commerciale dense : le 4 septembre 2026, le groupe avait déjà décroché un contrat de 4,7 milliards de dollars canadiens avec VIA Rail Canada pour 313 voitures longue distance. Le titre gagne 1,94 % à 15,80 € en séance, se plaçant parmi les plus fortes hausses du SBF 120, dans un indice qui progresse de 0,52 %. Le mouvement du jour contraste avec le repli de 2,5 % enregistré mercredi, qui avait replacé le titre dans une configuration technique difficile après la digestion du contrat canadien.
Les moyennes mobiles restent au-dessus du cours, les positions courtes en repli sur un mois
Malgré le rebond du jour, la configuration technique d'Alstom demeure contrainte. Le titre cote en dessous de sa MM20 à 16,12 € (écart -1,99 %) et de sa MM50 à 16,08 € (écart -1,74 %), restant contraint sur les deux horizons. La résistance à 16,93 € constitue le premier seuil à franchir pour retrouver un terrain plus dégagé, tandis que le support à 15,50 € n'est plus qu'à 0,30 € du cours actuel. Le RSI à 41 reste en territoire neutre, sans signal d'épuisement dans un sens ou dans l'autre.
Sur le front des positions vendeuses, cinq fonds cumulent 4,48 % du capital vendu à découvert selon les déclarations recensées, en recul de 0,75 point sur trente jours (contre 5,23 % un mois plus tôt). Ce niveau reste élevé et traduit une méfiance persistante d'une partie des investisseurs institutionnels envers le titre, même si la tendance récente va dans le sens d'un allègement progressif de ces paris baissiers. Sur un an, le titre accuse encore un recul de près de 25 %, ce qui maintient la pression sur le groupe pour confirmer la solidité de son carnet de commandes dans les prochaines publications.