L'action ArcelorMittal cède près de 2 % et repasse sous un seuil technique
Le sidérurgiste luxembourgeois consolide en milieu d'après-midi, dans un CAC 40 pourtant orienté à la hausse. Après un rallye spectaculaire sur un an, le titre figure dans le bas du tableau parisien et repasse sous un seuil technique de court terme. La baisse intervient alors que les statistiques chinoises envoient des signaux mitigés sur la demande industrielle mondiale.
Le titre lâche sa moyenne mobile 20 jours et glisse dans le bas du CAC 40
ArcelorMittal cède 1,96 % à 58,06 €, contre une clôture de 59,22 € la veille. Le mouvement détone dans un CAC 40 qui progresse de 0,19 %, et place le sidérurgiste parmi les plus fortes baisses de l'indice phare parisien aux côtés d'Orange et de Stellantis. Le repli du jour fait repasser le titre légèrement en dessous de sa moyenne mobile à 20 jours (58,49 €), avec un écart de -0,74 %, qui servait jusqu'ici de pivot de court terme.
Le matelas reste toutefois confortable sur les horizons plus longs : le cours évolue 6,9 % au-dessus de la MM50 et près de 34 % au-dessus de la MM200, illustration d'une tendance de fond toujours nettement haussière. Le RSI à 58 reste neutre et n'envoie aucun signal d'extrême, tandis que le MACD passe en territoire légèrement négatif (-0,27), confirmant l'essoufflement de la dynamique court terme. La perte du jour ramène la performance hebdomadaire à +2,9 %, sans entamer le gain de près de 117 % sur un an.
Statistiques chinoises mitigées et risque géopolitique pèsent sur les cycliques
Les données publiées en Chine offrent un signal contrasté pour la sidérurgie. La production industrielle a accéléré à +4,5 % sur un an en mai, mais les ventes au détail se sont contractées de 0,6 %, première baisse depuis fin 2022, et l'investissement en actifs fixes a également reculé sous l'effet de l'immobilier résidentiel. Ce profil de croissance en dents de scie ravive les doutes sur la demande de métaux industriels, dont Pékin reste le premier consommateur mondial.
En parallèle, le sommet du G7 à Évian examine un mémorandum américain sur l'Iran évoquant une réouverture graduelle du détroit d'Ormuz d'ici le 19 juin, ce qui pèse sur le Brent (-4,3 % en séance à 79,62 $/baril, -16,7 % sur neuf séances). La consolidation du jour s'inscrit aussi après plusieurs étapes stratégiques largement intégrées par le marché, dont la cession de 10 % du capital de Vallourec à 24 € par action en mai. Le support technique identifié à 51,26 € reste éloigné, tandis que la résistance des 62 € visée lors du dernier épisode haussier constitue le prochain niveau à surveiller en cas de reprise.