L'action ArcelorMittal grimpe malgré 1 milliard de dépréciation en Ukraine
Le sidérurgiste encaisse ce vendredi un choc comptable majeur sur son site ukrainien de Kryvyi Rih, tout en affichant l'une des meilleures progressions du CAC 40 en milieu de matinée. Le rebond technique s'appuie sur des fondamentaux trimestriels solides, dans un marché parisien orienté légèrement à la hausse.
Une charge de dépréciation d'un milliard de dollars sur l'usine ukrainienne de Kryvyi Rih
ArcelorMittal a confirmé ce matin qu'il n'était pas en mesure de reprendre en toute sécurité les opérations de sa filiale de Kryvyi Rih, après une série de frappes de missiles. Le groupe a informé le gouvernement ukrainien de cette situation et prévoit de comptabiliser une charge de dépréciation d'environ un milliard de dollars sur cet actif. Ce n'est pas la première attaque sur ce site : en septembre, une frappe balistique avait déjà coûté la vie à deux sous-traitants.
La décision de ne pas redémarrer l'usine tranche avec la trajectoire opérationnelle du groupe, qui affiche pour sa part, lors de la publication du premier semestre 2026 le 30 juillet 2026, des perspectives positives à court, moyen et long terme avec des bénéfices structurellement plus élevés. Cette charge, non récurrente, ne remet pas en cause l'ensemble de la base d'actifs du groupe, mais elle illustre le coût croissant du conflit ukrainien sur les capacités de production européennes du sidérurgiste.
Le cours reprend du terrain et reste bien au-dessus de sa MM50, malgré la MM20 qui résiste
En séance, le titre gagne 1,87 % à 63,16 €, se classant parmi les plus fortes hausses du CAC 40 alors que l'indice avance de 0,32 %. La progression intervient depuis un niveau légèrement en dessous de la MM20 à 64,46 € (écart de -2,02 %), ce qui signale que la résistance de court terme reste intacte. En revanche, le cours est confortablement au-dessus de la MM50 à 62,60 € (+0,89 %) et se situe à près de 19 % au-dessus de la MM200 à 53,13 €, ce qui témoigne d'une dynamique de fond toujours favorable.
Le RSI à 44 reste neutre, sans signal de surachat ni d'épuisement haussier marqué. Sur trois mois, le titre affiche un gain de 16,49 %, après avoir inscrit un sommet à cinq ans début septembre autour des 68 €. Le seuil de support à 61,16 € constitue le plancher le plus proche à surveiller en cas de retour de pression vendeuse, tandis que la résistance à 67,54 € représente le prochain objectif à franchir pour renouer avec les récents plus hauts.