L'action ArcelorMittal poursuit sa hausse, portée par un relèvement d'analystes et le projet de Dunkerque
ArcelorMittal SA s'échange à 54,36 euros ce mercredi à la mi-journée, en hausse de 3,03 % par rapport à la veille. Le titre pulvérise son précédent plus haut depuis 2011, établi la veille à 53,32 euros. Cette dynamique s'inscrit dans un contexte de double catalyseur, entre décision industrielle majeure et révisions haussières de la part de plusieurs bureaux d'études.
Jefferies passe à l'achat et relève massivement son objectif de cours
La séance est animée par un changement de recommandation notable de Jefferies, qui rehausse ce 11 février sa position sur ArcelorMittal SA de « conserver » à « acheter », tout en portant son objectif de cours de 44 à 62 euros, soit un potentiel de progression d'environ 14 % par rapport au niveau actuel. Quelques jours plus tôt, le 9 février, Oddo BHF avait également révisé sa cible à la hausse, passant de 54 à 61 euros, avec une recommandation « surperformer ». Ces deux ajustements reflètent un regain de confiance des analystes envers le groupe sidérurgique, dans un contexte où le titre affiche déjà une envolée de près de 60 % sur trois mois et un quasi-doublement sur un an.
Sur le plan technique, le cours évolue désormais nettement au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours, située à 41,39 euros, ce qui traduit une tendance haussière bien installée. Le RSI, à 82, signale toutefois une zone de surachat, un niveau qui historiquement peut précéder des phases de consolidation temporaire.
Le four électrique de Dunkerque, pivot de la stratégie de décarbonation
L'autre moteur de la séance réside dans la confirmation, annoncée la veille, de la construction d'un four à arc électrique sur le site de Dunkerque. Cet investissement stratégique vise à réduire significativement l'empreinte carbone de la production d'acier en France, en s'appuyant sur un contrat d'approvisionnement en électricité décarbonée conclu avec EDF. La décision fait suite à des évolutions du cadre réglementaire européen en matière d'industrie verte.
Ce projet positionne le groupe luxembourgeois parmi les acteurs industriels les plus engagés dans la transition énergétique du secteur métallurgique sur le continent. À court terme, il renforce la visibilité du groupe sur ses futurs coûts de production et sa capacité à répondre aux exigences croissantes des donneurs d'ordres en matière de bilan carbone. Le titre a ainsi inscrit un nouveau sommet sur cinq ans à 54,36 euros en séance, dépassant l'ancien record de 53,32 euros atteint le 10 février 2026.