L'action ArcelorMittal signe un nouveau plus haut sur 5 ans, +112 % en un an
Le sidérurgiste luxembourgeois inscrit un nouveau plus haut sur cinq ans en séance, prolongeant son rallye des dernières semaines. Le titre évolue dans un marché parisien bien orienté, tout en s'éloignant nettement de ses moyennes mobiles. La dynamique s'inscrit dans la continuité de plusieurs opérations financières et stratégiques récentes.
Un record à cinq ans qui prolonge un rallye spectaculaire sur un an
L'action ArcelorMittal gagne 0,65 % à 58,46 € en milieu d'après-midi, après avoir touché 59,06 € en séance, un plus haut depuis cinq ans (précédent record à 58,82 € hier). Le titre affiche désormais une progression de 14,05 % sur une semaine et de 112,1 % sur un an, dans un CAC 40 qui reprend 0,86 %.
Le mouvement s'inscrit dans le sillage des opérations financières menées ce mois-ci, dont la cession de 10 % du capital de Vallourec à 24 € par titre le 19 mai, qui a généré environ 667 M$ de produit brut. Une semaine plus tôt, le groupe avait également levé un milliard de dollars via une émission obligataire à 5,375 %, renforçant sa flexibilité financière. Sur le plan opérationnel, les comptes du premier trimestre publiés le 30 avril avaient fait ressortir un bénéfice net de 575 M$ et un EBITDA par tonne en hausse de 15 dollars sur un an, à 131 dollars.
Le titre s'éloigne fortement de ses moyennes mobiles, le RSI à 64
À 58,46 €, le cours évolue au-dessus de ses trois moyennes mobiles, avec un écart de 10,80 % sur la MM20 (52,76 €) et de 13,21 % sur la MM50 (51,64 €). L'écart à la MM200, à 38,59 €, atteint plus de 51 %, traduisant l'ampleur du rallye sur douze mois. Le RSI à 64 témoigne d'une dynamique haussière marquée sans entrer en zone de surachat caractérisée. Le titre vient par ailleurs de franchir le seuil de résistance identifié à 58,24 €, ce qui ouvre la voie à une exploration de zones inédites depuis 2021. Le contexte sectoriel reste contrasté : le Brent recule de plus de 5 % en séance, à 94,52 $ le baril, ce qui peut alléger une partie des coûts énergétiques de la filière acier. La prochaine échéance pour les investisseurs portera sur la confirmation de la tenue de ce nouveau palier au-dessus des 58 €.