L'action Atos Group parmi les plus fortes baisses du SBF 120, RSI en survente
Dans un SBF 120 légèrement positif ce mardi, Atos Group fait figure d'exception à la baisse, poursuivant une dégradation qui s'étale désormais bien au-delà de la séance du jour. Le groupe de services informatiques et de cybersécurité aligne les nouvelles contractuelles dans le secteur public, sans parvenir à enrayer un repli boursier qui cumule plus d'un quart de sa valeur perdu sur le seul mois écoulé.
Un repli de 1,76 % dans un indice en légère hausse, parmi les plus fortes baisses du SBF 120
Atos cède 1,76 % à 21,22 € en séance, alors que le SBF 120 avance de 0,22 % et que le CAC 40 progresse de 0,20 %, ce qui classe le titre parmi les plus fortes baisses de l'indice. Sur un mois, la chute atteint 26,83 %, et sur trois mois, le recul dépasse 35 %. La configuration graphique reste très dégradée : le cours s'inscrit largement en dessous de la MM20 (25,03 €, écart de -15,22 %) et de la MM50 (28,03 €, écart de -24,30 %), deux moyennes qui exercent une pression baissière persistante.
Le RSI à 21 signale une zone de survente extrême, cohérente avec un mouvement de vente qui s'étend sur plusieurs semaines sans signe tangible d'épuisement. Le support théorique à 21,60 € a été enfoncé, laissant la résistance suivante à 29,04 €, soit un écart de plus de 36 % par rapport au cours actuel. Lors de la publication de ses résultats du premier semestre 2026 le 30 juillet, la société a annoncé une croissance organique du chiffre d'affaires de -5 % et une marge opérationnelle de 7 % du chiffre d'affaires.
Les positions courtes nettes progressent fortement, malgré un flux de contrats dans le secteur public
Selon les déclarations consultées, quatre fonds cumulent 3,22 % du capital d'Atos Group en positions courtes nettes, un niveau qui a progressé de 1,42 point en trente jours (contre 1,80 % il y a un mois). Cette accélération du pari baissier, à un rythme qui va bien au-delà d'un simple ajustement technique, reflète une pression institutionnelle qui s'amplifie au fil des semaines. Rappelons que les positions courtes avaient déjà fortement progressé sur un mois, dessinant une dynamique baissière installée dans la durée.
En parallèle, le groupe poursuit néanmoins son développement commercial : la Région Île-de-France a mis en production la plateforme e-GF destinée au pilotage d'un budget de près de 5 milliards d'euros, et le groupe a confié la direction de ses opérations Moyen-Orient et Türkiye à Paul Potgieter, recruté pour ses vingt-quatre ans d'expérience dans les projets technologiques internationaux. Ces annonces corporate ne suffisent pas, pour l'heure, à modifier l'avis des analystes sur la trajectoire boursière du titre, qui reste soumis à une pression vendeuse institutionnelle encore montante.