L'action Atos s'enfonce de 21 % sur un mois, le short a doublé
Le titre du groupe de services informatiques et de cybersécurité amplifie son repli ce jeudi, dans un marché européen sous pression, sur fond de remontée des rendements obligataires. La baisse intervient alors que les positions courtes ont fortement progressé sur un mois, signe d'une pression baissière qui ne faiblit pas.
Un repli de 3,47 % qui s'inscrit dans une tendance baissière profonde sur plusieurs horizons
L'action Atos Group cède 3,47 % à 22,84 € en séance, contre 23,66 € à la clôture de la veille. Sur une semaine, le recul atteint déjà 10,57 %, et sur un mois il dépasse 21 %. La tendance de fond reste très dégradée, avec une perte de 32 % sur trois mois. Le titre se retrouve ainsi parmi les plus fortes baisses du SBF 120, dans un indice qui cède lui-même 0,81 % en séance, affecté par la hausse des rendements obligataires en zone euro. Du côté des fondamentaux, lors de la publication des résultats du premier semestre 2026 le 30 juillet dernier, le groupe guidait vers une croissance organique du chiffre d'affaires d'environ -5 % et une marge opérationnelle autour de 7 %.
Un ton prudent qui avait alors illustré la difficulté de la trajectoire de redressement. Sur le plan commercial, le groupe a rejoint France Cyber Maritime le 23 septembre pour renforcer son positionnement dans la cybersécurité maritime, dans le contexte du renforcement des exigences liées à la directive NIS2. Plus tôt dans la semaine, Eviden et AllWayTon avaient annoncé le lancement d'un smartphone triple mode pour le ferroviaire. Ces annonces commerciales n'ont pas suffi à enrayer le repli du cours.
Des positions courtes en nette progression et une configuration technique en survente marquée
La pression baissière sur le titre est également perceptible dans les déclarations de positions courtes. Selon les déclarations consultées, quatre fonds cumulent 3 % du capital vendu à découvert, contre 1,80 % il y a trente jours, soit une progression de 1,20 point sur le mois. Ce doublement du short en un mois traduit une montée de défiance institutionnelle, même si ce type de positionnement peut aussi refléter des stratégies de couverture et non une conviction baissière pure. Le niveau de 3 % du capital mérite d'être suivi dans la durée. La lecture technique confirme l'ampleur de la dégradation.
Le cours à 22,84 € évolue très nettement en dessous de ses trois moyennes mobiles : la MM20 à 25,99 € (écart de -12,12 %), la MM50 à 28,58 € (-20,08 %) et la MM200 à 38,23 € (-40,26 %). Le RSI à 26 signale une configuration de survente extrême, cohérente avec l'accumulation des pertes récentes. Le titre reste sous son seuil de résistance à 29,64 €, et aucun support identifié n'a résisté depuis la cassure des 23,50 € en séance précédente. Sur un an, la perte totale dépasse 54 %.