L'action BNP Paribas, parmi les plus fortes baisses du CAC 40, frôle sa MM200
BNP Paribas accentue son repli ce jeudi, dans un CAC 40 lui-même orienté à la baisse, alors que le secteur bancaire parisien subit une pression généralisée. Le titre cède du terrain pour la deuxième séance d'affilée, enfonçant un plancher technique significatif après avoir déjà percé son support à 95 € la veille.
BNP Paribas dans le rouge, entraîné par un secteur bancaire sous forte pression
L'action BNP Paribas perd 3,05 % en séance à 92,10 €, figurant parmi les plus fortes baisses du CAC 40, dans un indice parisien qui recule de 1,19 %. Le mouvement s'inscrit dans un repli sectoriel marqué : Société Générale cède 3,57 % et Crédit Agricole 3,22 %, signe que l'ensemble des banques françaises cotées subissent une pression simultanée. Sur une semaine, le repli atteint 5,08 %, coupon réintégré, et 7,47 % sur un mois.
Ce contexte s'accompagne d'une remontée de l'inflation en zone euro : les données nationales de septembre montrent une accélération sensible dans plusieurs économies de la zone, tirée par la flambée des prix de l'énergie. Les marchés monétaires intègrent désormais jusqu'à quatre hausses de taux supplémentaires sur un an de la part de la BCE, un contexte d'incertitude monétaire que la banque suit historiquement de près. Le VIX progresse de 3,12 % en séance à 16,54, traduisant une montée modérée de l'aversion au risque sur les marchés.
Le titre au contact de la MM200 après avoir perdu ses deux premières moyennes mobiles
Techniquement, la situation de BNP Paribas s'est dégradée progressivement depuis plusieurs semaines. Le cours est désormais 6,84 % en dessous de la MM20 à 98,86 € et plus de 10 % sous la MM50 à 102,37 €, deux moyennes calculées hors détachement du coupon de 3,23 € détaché le 24 septembre. Le seul point de soutien restant dans la configuration actuelle est la MM200, à 91,65 €, que le titre frôle à moins d'un euro sous le cours actuel de 92,10 €.
En présence d'un détachement récent du coupon de 3,23 €, les indicateurs techniques calculés sur l'historique brut ne peuvent être interprétés comme des signaux autonomes. Sur la valorisation, le consensus des analystes recensés table sur un PER de 8,0 fois les bénéfices de l'exercice en cours et 7,0 fois ceux de l'exercice suivant, avec une croissance du BPA attendue de 14,4 % d'un exercice à l'autre. La MM200, dernier repère de référence disponible dans la configuration actuelle, reste le niveau à surveiller pour apprécier la tenue du titre à court terme.