Le CAC 40 hésite en milieu de matinée sous 8 020 points, l'aéronautique tient la corde
Le CAC 40 cède 0,2 % à 8 019,95 points, dans une matinée sans grande conviction à Paris. La cote se partage presque à égalité, avec 18 valeurs en hausse pour 22 en baisse, tandis que le repli du pétrole redessine les équilibres sectoriels.
Une séance sous influence énergétique
La séance parisienne se déroule au ralenti, sans catalyseur domestique majeur. En toile de fond, le marché digère le net repli des prix du brut : le Brent a clôturé la veille à 102,59 dollars le baril, en baisse de 2,6 %, alors que les exportations en provenance du Moyen-Orient repartent à la hausse. La remise en service de l'oléoduc Est-Ouest saoudien et la reprise des chargements au port de Yanbu ont ramené un peu de calme sur un marché resté marqué par la prime de risque géopolitique, notamment autour du détroit d'Ormuz.
Cet allègement de la facture énergétique profite mécaniquement à certains secteurs, à commencer par l'aéronautique, gros consommateur de kérosène, tandis qu'il pèse sur les valeurs pétrolières. L'ambiance reste hésitante : à la clôture de mardi soir à Wall Street, le S&P 500 avait cédé 0,17 % et le Dow Jones 0,26 %, seul le Nasdaq 100 tirant son épingle du jeu avec un gain très modeste de 0,21 %.
L'aéronautique et le luxe donnent le ton
En tête des hausses, Pernod Ricard progresse de 1,53 % à 60,92 euros. Le groupe de spiritueux est suivi par Airbus, qui avance de 1,23 % à 192,82 euros. L'avionneur bénéficie d'une actualité industrielle favorable : son premier prototype d'A350F a réussi son vol inaugural depuis Toulouse, ouvrant une campagne d'essais annoncée pour plus de neuf mois. CIC Market Solutions confirme son achat, avec un objectif maintenu à 240 euros.
Le compartiment aéronautique et défense reste bien orienté avec Safran, en hausse de 0,98 % à 338,40 euros. Accor gagne pour sa part 1,13 % à 46,67 euros, tandis que Stellantis grappille 1,09 % à 3,95 euros, malgré un abaissement d'objectif de cours d'un analyste, ramené de 5,50 à 4,50 euros, la recommandation restant à conserver.
Le pétrole et la publicité en repli
À l'inverse, les valeurs pénalisées par le repli du brut occupent le bas du tableau. TotalEnergies abandonne 1,39 % à 76,13 euros. Le groupe a pourtant détaillé, lors d'une réunion à New York, sa feuille de route énergétique étendue à 2035, avec une politique de retour à l'actionnaire visant plus de 5 % de hausse du dividende par an d'ici 2030.
La plus forte baisse de l'indice revient toutefois à Publicis Groupe, qui recule de 2,03 % à 93,84 euros, alors même qu'une société d'analyse a relevé son objectif de cours de 98 à 106 euros, avec une opinion à surpondérer. Dassault Systèmes suit, en repli de 1,89 % à 20,25 euros. Le mouvement de baisse touche aussi les infrastructures, avec Eiffage en retrait de 1,02 % à 101,70 euros, ainsi que l'assurance, AXA cédant 1,01 % à 43,05 euros. Une matinée sans tendance nette, où le desserrement de la pression pétrolière structure les rotations sectorielles.