Legrand s'envole de plus de 7 % à la mi-journée et tire un CAC 40 hésitant
Le CAC 40 grappille 0,12 % à 8 088,34 points, dans une séance sans grande conviction. L'indice parisien peine à trouver une direction claire, partagé entre l'envolée de quelques valeurs industrielles et la pression persistante sur l'énergie.
Une séance à deux vitesses sur fond de pétrole tendu
L'ambiance reste attentiste sur la place parisienne. La dispersion en dit long : 17 valeurs progressent, 23 reculent, aucune ne fait du surplace. Autrement dit, le léger vert de l'indice tient à quelques poids lourds plus qu'à une dynamique d'ensemble.
La toile de fond énergétique continue de peser. Le refus par Washington du plan iranien visant à rouvrir le détroit d'Ormuz a relancé la tension sur le baril, le Brent évoluant autour de 107 dollars. Cet environnement d'inflation énergétique élevée maintient une prudence de mise chez les investisseurs. Outre-Atlantique, les indices avaient d'ailleurs terminé dans le rouge : à la clôture de lundi 28 septembre à Wall Street, le S&P 500 cédait 0,77 %, le Dow Jones 0,67 % et le Nasdaq 100 reculait de 1,08 %.
Legrand électrise la cote, l'industrie en soutien
La vedette du jour se nomme Legrand, qui bondit de 7,27 % à 144,65 euros. Le groupe a profité de sa journée investisseurs organisée à Singapour, en marge du Data Centre World Asia, pour relever ses objectifs 2030 et viser une croissance organique de 6 à 8 % par an. Les centres de données sont placés au cœur de sa feuille de route. Dans la foulée, CIC Market Solutions a relevé son objectif de cours de 170 à 180 euros, tout en confirmant sa recommandation d'achat.
L'élan profite à l'ensemble de l'électrique et de l'industrie. Schneider Electric avance de 2,96 % à 299,10 euros, tandis que STMicroelectronics gagne 2,28 %. Bureau Veritas progresse de 2,22 %, porté par le relèvement de JP Morgan, passé de « neutre » à « surpondérer » avec un objectif rehaussé de 28 à 34 euros. Accor complète le tableau des hausses avec un gain de 0,89 %.
Le BTP et l'énergie plombent l'indice
À l'opposé, les valeurs de construction souffrent. Eiffage recule de 2,88 % à 102,95 euros, suivi de Vinci, en baisse de 2,11 %. Eurofins Scientific cède 2,41 %, pénalisé par Bernstein, qui a abaissé son opinion de « surperformance » à « performance de marché » et réduit son objectif de 77,20 à 73,90 euros.
Malgré la fermeté du baril, TotalEnergies perd 1,63 % à 78,70 euros. Le groupe a pourtant, lors d'une réunion à New York, étendu ses objectifs à 2035 et visé plus de 5 % de hausse du dividende par an d'ici 2030. Les avis des analystes divergent : Oddo BHF a relevé son objectif de 85 à 88 euros en maintenant « surperformance », tandis qu'Alphavalue reste à « alléger » avec une cible ramenée à 74,60 euros. Carrefour ferme la marche des principaux replis, en baisse de 1,61 % à 16,23 euros.