Ce lundi 15 décembre 2025, l'action Bouygues a clôturé à 43,98 euros sur Euronext Paris, affichant une progression de 1,92 % par rapport à la veille. Cette hausse s'inscrit dans une tendance haussière affirmée sur l'année, portée par l'annonce récente d'un contrat nucléaire stratégique au Royaume-Uni et des fondamentaux solides malgré un contexte économique complexe. Le titre poursuit ainsi son parcours remarquable entamé début 2025. À la clôture de ce lundi, le titre Bouygues s'inscrivait à 43,98 euros, en progression de 1,92 % par rapport au cours de la veille établi à 43,15 euros. Les volumes échangés sont restés modérés, représentant 0,06 % du capital, signe d'un mouvement sans accélération spéculative. Cette performance quotidienne s'intègre dans un parcours annuel exceptionnel : le titre affiche désormais une hausse de 51,29 % depuis le début de l'année 2025, surperformant largement le CAC 40.Sur des horizons plus courts, la valeur conserve également son élan, avec une progression de 1,88 % sur une semaine et de 16,38 % sur les trois derniers mois. Ces chiffres témoignent d'une dynamique d'achat soutenue, renforcée par l'annonce début novembre d'un contrat majeur portant sur la construction de la centrale nucléaire de Sizewell C au Royaume-Uni. Ce contrat, d'un montant cumulé de 3,3 milliards de livres, constitue une visibilité stratégique pour la branche construction du groupe, qui demeure un pilier de croissance.Le groupe a publié en novembre des résultats solides sur neuf mois, avec un chiffre d'affaires atteignant 41,9 milliards d'euros, en hausse de 0,9 %, et un résultat opérationnel courant des activités en progression de 5,5 % à 1,81 milliard d'euros. Le management a toutefois revu légèrement à la baisse ses prévisions de chiffre d'affaires annuel, principalement en raison d'effets de change défavorables, tout en confirmant une légère croissance du ROCA par rapport à 2024. Le contrat de Sizewell C au cœur de la dynamique récente L'annonce du 5 novembre dernier continue d'alimenter la confiance des investisseurs. Bouygues Construction, intégré au sein de l'alliance Civil Works Alliance avec les britanniques Laing O'Rourke et Balfour Beatty, a été retenu pour réaliser les travaux de génie civil des deux réacteurs EPR de la centrale nucléaire de Sizewell C, située dans le Suffolk. Ce projet énergétique, dont le coût global avoisine 43 milliards d'euros, représente pour le géant français un carnet de commandes étalé jusqu'en 2030, estimé à environ 3 milliards de livres sterling.Cette sélection s'appuie sur l'expertise reconnue de Bouygues dans le nucléaire européen, avec des références majeures comme Hinkley Point C en Angleterre, Flamanville en France et Olkiluoto en Finlande. La centrale de Sizewell C délivrera une puissance combinée de 3,2 gigawatts, suffisante pour alimenter six millions de foyers britanniques pendant plus de 60 ans. Le projet bénéficie d'un soutien institutionnel massif, incluant une garantie française de 5 milliards de livres via Bpifrance Assurance Export.Au-delà de ce contrat emblématique, les métiers de la construction du groupe ont affiché une croissance de 5,5 % sur neuf mois, tandis qu'Equans, la filiale spécialisée dans les services énergétiques, a contribué à l'amélioration du résultat opérationnel. Ces éléments expliquent en partie la surperformance du titre depuis le début de l'année et renforcent sa visibilité commerciale à moyen terme. Indicateurs techniques en zone favorable malgré une proximité de résistance D'un point de vue technique, l'action Bouygues évolue au-dessus de ses principales moyennes mobiles, confirmant la solidité de la tendance haussière. Le cours de clôture du jour, à 43,98 euros, se situe au-dessus de la moyenne mobile à 50 jours, établie à 41,05 euros, et bien au-delà de celle à 200 jours, fixée à 38,48 euros. Le titre se rapproche toutefois de son seuil de résistance identifié à 43,71 euros, qu'il a légèrement franchi ce lundi, et flirte avec la borne supérieure de la bande de Bollinger située à 44,23 euros. Cette proximité indique une possible phase de consolidation à court terme.L'indice de force relative, positionné à 63, témoigne d'un momentum haussier sans excès, en deçà de la zone de surachat généralement située au-delà de 70. Ce niveau laisse entrevoir une certaine marge de progression avant un possible essoufflement technique. Par ailleurs, le MACD affiche une configuration légèrement baissière, avec une ligne principale à 0,64 et une ligne de signal à 0,66, générant un histogramme négatif de -0,02. Cette divergence mineure suggère un léger tassement de l'élan acheteur à très court terme, sans toutefois remettre en cause la dynamique de fond.Avec un bêta faible de 0,23, l'action Bouygues affiche une volatilité nettement inférieure à celle du marché, un profil apprécié des investisseurs en quête de stabilité. La volatilité sur un mois, mesurée à 3,60, reste également contenue. Le Chaikin Money Flow, à 0,13, indique des flux de capitaux positifs, cohérents avec la poursuite des achats. Au global, la configuration technique demeure favorable, bien que la proximité de la résistance invite à la prudence à très court terme.