L'action Bouygues recule de près de 2,5 %, dernière du CAC 40
Le titre Bouygues subit la plus forte baisse du CAC 40 en milieu de matinée. Le mouvement s'inscrit dans une séance défavorable au secteur de la construction, où plusieurs valeurs reculent de concert. Le franchissement à la baisse de plusieurs repères techniques renforce la pression vendeuse sur la valeur.
Bouygues en queue du CAC 40 avec Vinci et Eiffage dans le rouge
L'action Bouygues recule de 2,21 % à 48,65 € en séance, après une dernière clôture à 49,75 €. Le titre prend la lanterne rouge du CAC 40, devançant Vinci (-2,11 %) et Eiffage (-1,80 %), deux autres acteurs du BTP également sous pression. L'indice parisien cède 0,34 % et le SBF 120 perd 0,28 %, dans un climat de marché orienté à la baisse.
La séance contraste avec la dynamique du titre sur un an, encore en hausse de près de 27 %. Sur trois mois en revanche, la performance s'érode à -0,55 %, et le repli atteint près de 3 % sur un mois. Le mouvement du jour atténue une partie du rebond enregistré le 12 juin, lorsque le titre avait progressé de 1,79 % à 50,16 €, dans la foulée de la décision de la BCE.
Le cours casse ses moyennes mobiles courtes et glisse vers son support à 48,54 €
Le cours est repassé en dessous de la MM20 à 49,85 € (écart de -2,41 %) et de la MM50 à 50,42 € (écart de -3,51 %), confirmant la perte des repères courts. Le titre conserve un matelas plus confortable face à la MM200 à 46,11 €, située 5,51 % en dessous du cours actuel, qui matérialise la tendance de fond toujours haussière sur un an. Le RSI à 46 reste neutre, sans signal d'épuisement, tandis que le titre se rapproche de son support à 48,54 €, dont la cassure ouvrirait la porte à un test des niveaux inférieurs.
Le flux d'actualités opérationnelles reste pourtant nourri ces dernières semaines, avec un contrat de 104 M€ pour Colas Rail sur la ligne 9 du métro de Santiago annoncé le 25 juin, et la construction du nouvel hôpital universitaire du Monténégro remportée le 17 juin. Le titre poursuit malgré tout sa consolidation autour des 50 €, sans réaction notable à ce flux de contrats internationaux.