L'action Crédit Agricole rebondit mais bute sous ses moyennes mobiles
La banque verte résiste dans un CAC 40 en légère hausse, profitant d'un regain d'appétit pour le risque malgré un contexte monétaire qui se referme. Le titre progresse alors que le VIX, indicateur de volatilité de référence, reflue nettement en séance, signe d'une détente des tensions sur les marchés.
Un rebond modeste qui ne suffit pas encore à repasser les moyennes mobiles à court terme
Crédit Agricole gagne 1,06 % à 18,58 € en séance, reprenant une partie du terrain perdu lors d'un repli mensuel de 8,02 %. Le titre reste cependant légèrement en dessous de sa MM20 à 18,70 € et de sa MM50 à 18,74 €, deux moyennes qui constituent une résistance proche, avec des écarts inférieurs à 1 %. La configuration technique reste donc hésitante : le RSI à 42 traduit une pression vendeuse encore présente mais sans signal de survente franche.
Le support à 18,26 € n'est pas menacé ce jour, le cours évoluant avec une marge confortable au-dessus de ce niveau, tandis que la résistance à 20,20 € reste lointaine. Sur l'horizon plus long, le titre se maintient 5,33 % au-dessus de sa MM200 à 17,64 €, ce qui préserve l'orientation de fond positive sur douze mois, confirmée par une performance annuelle de près de 13 %.
La décision de la Fed et le contexte de taux pèsent sur l'équation de rentabilité bancaire
Ce jeudi 17 septembre 2026, la Réserve fédérale américaine a relevé ses taux de 25 points de base, portant la fourchette cible à 3,75 %-4,00 %. Cette reprise du cycle de resserrement, la première depuis 2023, intervient alors que l'inflation américaine reste au-dessus de la cible à 3,4 % sur un an. Pour un groupe bancaire comme Crédit Agricole, dont l'activité est historiquement sensible à l'évolution de la balance courante de la zone euro et à l'inflation en France, ce resserrement mondial entretient une incertitude sur les marges de crédit et sur la demande de financement des entreprises.
En France, l'encours des crédits aux entreprises non financières atteignait 1 485 578 M€ en juillet 2026, en progression de 3,5 % sur un an, un rythme solide mais susceptible de ralentir si les conditions de financement se durcissent davantage. Sur le plan de la valorisation, le consensus des analystes valorise le titre à environ 8,1 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours, et 7,5 fois ceux de l'exercice suivant, avec une croissance du bénéfice par action projetée à +7,8 % d'un exercice à l'autre, selon les analystes recensés. Le seuil des 18,74 € (MM50) reste la prochaine référence à franchir pour confirmer un retournement haussier à court terme.