L'action Eiffage chute en zone de survente malgré un objectif Barclays à 178 €
Le titre Eiffage cède 2,11 % ce jeudi matin, à 132,50 euros, dans un contexte de repli marqué du CAC 40, qui abandonne 1,64 % en séance. Le groupe de BTP et de concessions souffre aux côtés d'autres poids lourds du secteur, Vinci et Schneider Electric affichant respectivement -2,21 % et -3,00 %. En dépit de ce recul, la valeur conserve une progression de 19,1 % sur un an.
Un signal technique dégradé après le franchissement à la baisse de la bande de Bollinger inférieure
Le cours d'Eiffage évolue désormais à 132,50 euros, très proche de sa bande de Bollinger inférieure fixée à 130,37 euros, ce qui traduit une pression vendeuse inhabituelle. Le RSI, indicateur mesurant la force relative du titre sur les dernières séances, est tombé à 23, un niveau considéré comme une zone de survente. Ce seuil signifie que le titre a connu un repli rapide et prononcé ces derniers jours, le cours ayant perdu 2,39 % sur une semaine glissante, et s'éloignant nettement de sa moyenne mobile à 20 jours, positionnée à 139,10 euros.
Le support technique le plus pertinent se situe à 127,05 euros. Un rapprochement de ce niveau pourrait constituer un test important pour la trajectoire à court terme du titre. À plus long terme, la moyenne mobile à 200 jours, à 119,33 euros, reste largement en dessous du cours actuel, ce qui reflète la tendance haussière de fond observée depuis un an.
Barclays relève fortement son objectif de cours à 178 euros
Dans une note publiée le 17 mars, Barclays a rehaussé son objectif de cours sur Eiffage de 146 à 178 euros, tout en maintenant sa recommandation à « surpondérer ». Au cours actuel de 132,50 euros, cet objectif implique un potentiel de hausse d'environ 34 %. Ce relèvement significatif intervient alors même que le titre traverse une phase de correction à court terme.
Du côté du calendrier financier, l'assemblée générale du groupe est programmée le 22 avril prochain, suivie de la publication du chiffre d'affaires du premier trimestre 2026 le 12 mai. Ces échéances fourniront aux investisseurs de nouveaux éléments pour évaluer la dynamique opérationnelle du groupe, dont les activités couvrent la construction, les infrastructures et les concessions autoroutières.