L'action EssilorLuxottica rebondit de près de 3 %, en tête du CAC 40
EssilorLuxottica tire son épingle du jeu ce vendredi, portant la dynamique haussière du CAC 40 alors que la majorité des valeurs défensives du marché peinent à progresser. Le rebond du titre intervient dans un contexte de marché globalement apaisé, le VIX tombant à 14,48 ce vendredi, et alors que Bernstein a revu en hausse son objectif de cours mercredi 26 août.
Un rebond de 2,7 % qui place EssilorLuxottica parmi les meilleures performances du CAC 40
L'action EssilorLuxottica gagne 2,7 % à 161,75 € en séance, partant d'une clôture à 157,50 € la veille. Ce sursaut place le titre parmi les plus fortes hausses du CAC 40, qui progresse lui-même de près de 1 % en séance, dans une ambiance de fin de semaine sans tension particulière. Le SBF 120 affiche une hausse similaire, à +0,91 %. Sur la semaine, le bilan reste néanmoins quasi stable : la performance à sept jours ne dépasse pas +0,34 %, ce qui relativise l'ampleur du mouvement du jour.
Sur un mois et sur trois mois, le titre cède respectivement 2,21 % et 7,39 %, et la performance sur un an reste lourdement négative, à -39,31 %. Le rebond du jour ne compense donc qu'une fraction des replis accumulés sur les périodes plus longues. Dans ce contexte, le programme d'équipement en lunettes Ray-Ban Meta lancé en Irlande le 24 août, qui cible les personnes aveugles et malvoyantes en partenariat avec EssilorLuxottica, témoigne de la portée commerciale croissante de la co-entreprise avec Meta.
Bernstein relève son objectif à 200 € alors que le titre reste sous ses trois moyennes mobiles
Mercredi 26 août, Bernstein a relevé son objectif de cours sur EssilorLuxottica de 185 € à 200 €, tout en maintenant son avis à « performance de marché ». Par rapport au cours actuel de 161,75 €, cette cible implique un potentiel de hausse d'environ 24 %. Malgré le mouvement du jour, la configuration graphique du titre reste dégradée : le cours évolue en dessous de la MM20 à 165,10 € (écart de -2,03 %), en dessous de la MM50 à 166,87 € (écart de -3,07 %), et très loin sous la MM200 à 214,93 € (écart de -24,74 %). Ces trois moyennes forment un plafond collectif au-dessus du cours actuel.
Le RSI à 37 traduit une pression vendeuse persistante sans toutefois atteindre les niveaux de survente extrême, tandis que le MACD reste en territoire négatif, son histogramme à -0,71 indiquant que la dynamique baissière de fond n'a pas encore été effacée. Pour retrouver un premier niveau de résistance significatif, le titre devra franchir la zone des 172,30 €, soit un écart d'environ 6,5 % par rapport au cours actuel. Les résultats du premier semestre 2026, publiés le 28 juillet, avaient mis en avant une progression du résultat opérationnel ajusté de 15 % à taux de change constants et un cash-flow libre de 1,07 milliard d'euros, mais aussi l'impact des devises défavorables sur la marge, affichée à 18,6 % contre 18,9 % à taux constants.