L'action Eurofins recule, dégradée par Bernstein après +12 % en trois mois
Eurofins Scientific marque le pas ce mardi dans un CAC 40 pourtant légèrement positif, s'inscrivant parmi les valeurs les plus délaissées de l'indice. L'abaissement simultané de l'avis et de l'objectif de cours par Bernstein pèse sur la dynamique du titre, qui avait pourtant engrangé plus de 12 % sur trois mois.
Bernstein dégrade son avis et abaisse son objectif sous le cours actuel
Bernstein a revu sa copie ce mardi sur Eurofins Scientific en abaissant simultanément son avis, d'achat à neutre, et son objectif de cours, de 77,20 € à 73,90 €. Ce nouvel objectif ressort en dessous du cours actuel de 77,24 €, ce qui traduit un avis des analystes désormais moins constructif sur la valeur. Le mouvement du jour contraste avec la séance précédente, où le titre figurait dans le peloton de tête du CAC 40, porté par une dynamique trimestrielle de plus de 13 %. La dégradation de Bernstein intervient alors que la croissance organique du groupe reste en deçà d'un niveau normalisé, selon les éléments communiqués lors de la publication des résultats du S1 2026 le 23 juillet 2026 — même si la direction soulignait à cette occasion une profitabilité proche de son objectif 2027 avec encore plus d'un an d'avance.
Un repli contenu face à des moyennes mobiles solidement établies en dessous du cours
Le titre cède 1,88 % à 77,24 € en séance, se rapprochant de la résistance à 78,96 €, seuil qu'il n'a pas encore franchi durablement depuis la séquence haussière engagée mi-septembre. Malgré le repli du jour, le cours reste bien installé au-dessus de ses trois moyennes mobiles : il dépasse la MM20 à 74,27 € d'un écart de 4 %, et la MM50 à 71,75 € de près de 7,65 %. La dynamique de fond reste ainsi intacte à court terme, même si le RSI à 66 indique que le titre se situe en zone tendue, sans être en surachat extrême.
Le support à 69,66 € apparaît loin en dessous, ce qui laisse une marge confortable avant tout test de niveau technique significatif. Par ailleurs, sur douze mois, le groupe a racheté 535 M€ de ses propres titres, soit près de 3,9 % de sa capitalisation, un soutien structurel au cours que la dernière déclaration, datée du 28 septembre 2026, confirme toujours actif.