L'action Eutelsat rebondit de 2 % mais cède plus de 50 % sur un mois
L'opérateur satellitaire reprend timidement des couleurs en début d'après-midi sur la place parisienne, après une séquence baissière brutale qui a divisé par deux la valeur en un mois. Le titre tente de se stabiliser dans un marché parisien orienté à la baisse, alors que les indicateurs techniques restent largement dégradés.
Un rebond modeste après l'effondrement de mai et juin
L'action EUTELSAT COMMUNIC. gagne 2,1 % à 2,2360 € en début d'après-midi, alors que le SBF 120 cède 0,09 % et que le CAC 40 recule de 0,14 %. Le titre se hisse à la douzième place de l'indice large parisien, sans toutefois figurer dans le peloton de tête des hausses dominé par Soitec (+5,55 %) et Exosens (+3,79 %). Ce sursaut reste à relativiser : la valeur cède encore 7,72 % sur la semaine et abandonne 50,42 % sur un mois, après avoir cassé successivement les seuils des 2,79 €, 2,55 €, 2,38 € puis 2,32 € au fil de juin. Le repli atteint désormais 19,16 % sur un an, malgré une performance trimestrielle qui reste positive de 5,47 %, héritage du rallye antérieur.
Configuration technique dégradée et calendrier opérationnel chargé
Le cours évolue largement en dessous de ses trois moyennes mobiles, avec un écart de près de 20 % sous la MM20 à 2,78 € et de 25 % sous la MM50 à 2,99 €. Le RSI à 30 traduit l'épuisement de la pression vendeuse qui s'est exercée pendant plusieurs séances, configuration cohérente avec le rebond technique observé en début d'après-midi. Le support à 2,16 € reste le niveau de référence, tout proche du cours actuel, alors que la résistance majeure se situe à 4,51 €, hors de portée immédiate.
Sur le plan opérationnel, le flux d'annonces commerciales est resté soutenu en juin, avec le contrat Centaure signé avec les Armées françaises pour un montant maximal de 350 M€ sur huit ans, et un élargissement du partenariat maritime avec AST Networks sur la constellation OneWeb LEO. Lors de la publication du chiffre d'affaires 9M 2025/2026 le 12 mai 2026, le groupe avait souligné une progression de 50 % de l'activité LEO sur un an, partiellement contrebalancée par un effet de change négatif de 42 M€. Le prochain test se situe sur la capacité du titre à tenir le seuil des 2,16 €.