L'action Eutelsat s'enfonce sous 2,12 €, en recul marqué du SBF 120
L'opérateur satellitaire prolonge sa glissade en début d'après-midi sur la place parisienne. La pression vendeuse ne se relâche pas, après une séquence baissière qui ampute lourdement le titre depuis fin mai. Le titre évolue désormais loin de l'ensemble de ses moyennes mobiles.
Le titre s'enfonce sous 2,12 € et reste profondément sous ses moyennes mobiles
L'action Eutelsat cède 2,08 % à 2,1150 € en séance, dans un SBF 120 qui recule de 0,81 %. Le titre poursuit la dégradation amorcée fin mai, avec une perte de près de 11 % sur la semaine et de 47 % sur un mois. Le cours est en dessous de la MM20 à 2,87 € (écart de -26,31 %) et en dessous de la MM50 à 3,00 € (écart de -29,50 %), confirmant la rupture de tendance à court terme. Le RSI à 29 traduit l'épuisement vendeur après plusieurs semaines de baisse continue, sans pour autant signaler de stabilisation visible sur le cours.
Le titre a enfoncé successivement les seuils de 2,79 €, 2,55 € puis 2,38 € au cours du mois de juin, avant de glisser sous les 2,12 €. La MACD reste orientée à la baisse, avec une ligne à -0,26 sous la ligne signal à -0,18. La volatilité un mois à 21,11 reflète l'amplitude des mouvements récents sur la valeur.
Une dynamique commerciale soutenue qui n'enraye pas la correction du titre
La séquence baissière contraste avec un flux régulier d'annonces commerciales autour de la connectivité en orbite basse. Eutelsat a notamment décroché le contrat CENTAURE avec le ministère français des Armées annoncé le 15 juin, d'une valeur maximale de 350 M€ sur huit ans. Le groupe a également élargi son partenariat maritime avec AST Networks le 23 juin, et signé des accords de distribution LEO avec Mercury en Angola et Voimatel en Finlande au cours des dernières semaines.
Lors de la publication du chiffre d'affaires sur neuf mois 2025/2026 (le 12 mai 2026), la société avait mis en avant une progression de 50 % du chiffre d'affaires de l'activité LEO sur un an, tout en signalant un effet de change négatif de 42 millions d'euros sur la période. Le contexte sectoriel reste marqué par l'arrivée en bourse de SpaceX le 11 juin, qui ravive la concurrence sur le segment des constellations en orbite basse. Le seuil de support technique identifié est à 2,16 €, désormais enfoncé en séance.