L'action Exail Technologies dévisse de près de 4 % et casse son support à 98,90 €
Le spécialiste tricolore de la robotique sous-marine et des systèmes de navigation accélère sa baisse en milieu de matinée. Le titre figure parmi les plus fortes baisses du SBF 120 et enfonce un seuil graphique défendu de longue date. Stifel vient pourtant de réitérer un avis positif assorti d'un objectif relevé.
Le titre enfonce son support à 98,90 € et s'enfonce sous toutes ses moyennes mobiles
L'action Exail Technologies cède 3,74 % à 95,20 €, ce qui la place parmi les plus fortes baisses du SBF 120 alors que l'indice élargi progresse de 0,25 %. Le titre casse net son support à 98,90 € et porte son repli à près de 10 % sur la semaine, après la séance de mercredi qui avait déjà testé ce seuil. La chute s'inscrit dans une glissade de plus large ampleur, avec une perte de 25 % sur un mois qui efface l'essentiel des gains accumulés au printemps.
La configuration technique s'est dégradée en profondeur : le cours évolue sous ses trois moyennes mobiles, avec un écart de 20 % sous les MM20 et MM50, et de 10,5 % sous la MM200 à 106,41 €. Le RSI à 32 traduit l'épuisement vendeur des dernières semaines, sans encore basculer en survente franche.
Stifel relève sa cible à 140 € quand les vendeurs à découvert restent installés au capital
Stifel a confirmé le 23 juin un avis à l'achat avec un objectif porté à 140 €, soit un potentiel théorique de l'ordre de 47 % par rapport au cours actuel. Cette prise de position contraste avec la pression baissière qui pèse sur la valeur depuis la révélation, début juin, d'un écart de valorisation de 380 millions d'euros avec son partenaire financier ICG dans le cadre du refinancement à boucler avant fin 2026. Selon les déclarations consultées, six fonds cumulent une position courte nette de 5,83 % du capital, en léger repli de 0,43 point sur trente jours.
Le niveau reste élevé et signale un positionnement baissier installé d'investisseurs institutionnels, sans accélération récente. Sur la base du consensus des analystes recensés, le titre se paie environ 57,6 fois les bénéfices de l'exercice en cours et 26,2 fois ceux de 2027, des multiples encore exigeants malgré la correction.