L'action Exail Technologies s'envole de 4 % après l'entrée en discussions avec Safran
Le spécialiste tricolore de la robotique sous-marine et des systèmes de navigation s'envole en milieu de matinée, porté par l'entrée en discussions exclusives avec Safran. Le titre se hisse parmi les plus fortes hausses du SBF 120, alors que l'indice élargi évolue dans le rouge. Le projet de rachat fait converger le cours vers le prix proposé pour le bloc familial.
L'offre Safran à 128,50 € par action propulse le titre vers le prix de rachat
Exail Technologies gagne 3,86 % à 121,20 €, parmi les plus fortes hausses du SBF 120 alors que l'indice élargi cède 0,23 %. Le mouvement prolonge la séance de vendredi et fait suite à l'annonce de discussions exclusives entre Safran et la famille Gorgé en vue d'une acquisition à 128,50 € par action. L'opération prendrait la forme d'un rachat du bloc de contrôle, suivi d'une offre publique obligatoire sur le solde du capital, sans garantie d'aboutissement à ce stade.
Le cours du jour ressort à environ 6 % sous le prix proposé, écart classique reflétant le risque d'exécution tant que le calendrier et les conditions ne sont pas figés. Sur la semaine, le titre affiche désormais près de 12 % de hausse, ce qui atténue le repli mensuel encore proche de 18 %. La séquence atténue le décrochage de début juin lié au différend avec le partenaire financier ICG sur le refinancement 2026, dossier que l'opération industrielle pourrait réordonner.
Un short squeeze possible alors que 5,79 % du capital restent vendus à découvert
Sur le plan graphique, le titre repasse au-dessus de ses trois moyennes mobiles, à 115,32 € pour la MM20, 119,13 € pour la MM50 et 106,33 € pour la MM200, avec un RSI à 52 qui retrouve la zone neutre après plusieurs séances en territoire vendeur. La résistance suivante se situe vers 147,10 €, au-delà du prix d'offre annoncé. Selon les déclarations consultées, six fonds cumulent une position courte nette de 5,79 % du capital, en repli de 0,82 point sur trente jours.
Le niveau reste élevé et signale qu'une partie des intervenants institutionnels conserve un pari à la baisse, ce qui peut amplifier les mouvements à la hausse si ces positions doivent être débouclées dans le sillage d'une éventuelle offre publique. Sur la base du consensus des analystes recensés, le titre se paie environ 73 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours et 33 fois ceux de l'exercice suivant, multiples qui rendent l'arbitrage des investisseurs dépendant désormais des conditions précises et du calendrier de l'opération industrielle.