L'action Hermes plonge de plus de 10 %, lanterne rouge du CAC 40
Le sellier du faubourg Saint-Honoré subit un violent décrochage en milieu de matinée, après une publication semestrielle jugée insuffisante par le marché. La sanction est brutale sur un titre habituellement présenté comme une valeur défensive du luxe parisien. Une maison de courtage a par ailleurs abaissé son objectif de cours dans la foulée.
Un décrochage de 10 % qui enfonce le titre sous ses trois moyennes mobiles
L'action Hermès International chute de 10,03 % à 1 525,50 €, en queue du CAC 40 alors que l'indice cède 0,36 % en séance. Le mouvement s'inscrit dans le sillage des résultats semestriels publiés ce matin : le chiffre d'affaires progresse de 6,1 % à taux constants, mais la marge opérationnelle courante recule à 41,0 % contre 41,4 % un an plus tôt, pénalisée par un impact de change défavorable supérieur à 360 M€. Le repli du jour porte la baisse hebdomadaire à 7,35 % et fait décrocher le cours sous ses trois moyennes mobiles : le titre passe 5,63 % sous sa MM20 (1 650,43 €) et 17,72 % sous sa MM200 (1 892,98 €), signe d'une dégradation de la tendance de fond. Le cours vient tester le seuil de support identifié à 1 567 €, tandis que le RSI à 57 ne signale pas de survente immédiate malgré l'ampleur de la baisse.
CICC abaisse son objectif à 1 800 € et le luxe se disloque au sein du CAC 40
La sanction se double d'un ajustement d'analyste : CICC a ramené hier son objectif de cours de 1 900 € à 1 800 €, avec une opinion « performance de marché ». Sur la base du consensus des analystes recensés, le titre se paie environ 35 fois les bénéfices de l'exercice en cours, un multiple qui laisse peu de marge à toute déception. Le compartiment du luxe parisien se disloque en séance : Kering bondit de 12,28 % en tête de l'indice quand Hermès en signe la lanterne rouge, illustrant une nette rotation entre les grandes maisons françaises.
Le contexte sectoriel reste par ailleurs contrasté, avec des ventes de bijouterie et d'or en Chine en recul de 3,4 % en glissement annuel en juin selon le NBS. Aucun autre rendez-vous financier daté ne figure au calendrier à court terme au-delà des semestriels publiés ce jour.