Le spécialiste mondial des infrastructures électriques et numériques du bâtiment clôture la séance du lundi 22 décembre à 127,25 euros, en progression de 1,19 % par rapport à la veille. Ce rebond intervient après une phase de consolidation de plusieurs semaines qui avait ramené le titre sous pression technique et près de son support clé. Legrand termine la séance du 22 décembre en hausse de 1,19 %, à 127,25 euros, contre 125,75 euros la veille. La part de capital échangée demeure faible, à seulement 0,14 %, traduisant un volume d'échanges limité en cette période de fin d'année. Ce rebond s'inscrit dans un contexte récent plus favorable, avec une progression de 2,95 % sur sept jours, après une correction marquée de 9,17 % sur trois mois. Le titre avait fortement reculé depuis son sommet annuel de 150,40 euros, touché en cours d'année, sous l'effet d'une prise de bénéfices et de résultats trimestriels jugés décevants début novembre. Sur l'année, Legrand conserve néanmoins une performance remarquable de 35,31 %, le plaçant parmi les meilleures hausses du CAC 40 en 2025. Le cours évolue désormais légèrement au-dessus de son seuil de support situé à 123,60 euros, tandis que la prochaine résistance majeure se situe à 133,65 euros, niveau qu'il faudra franchir pour valider une reprise durable. Des avis d'analystes contrastés et un consensus prudent Les recommandations récentes des analystes traduisent des opinions divergentes sur la valorisation du titre. Le 16 décembre, UBS a confirmé son avis neutre, reflétant une prudence face à la correction récente. Début décembre, BNP Paribas Exane avait initié une couverture avec une recommandation surperformer et un objectif de cours à 155 euros, offrant un potentiel de hausse de près de 22 % par rapport au cours actuel. Barclays a relevé son objectif de 161 à 164 euros tout en maintenant une recommandation surpondérer, soulignant les perspectives favorables liées au boom des centres de données. À l'inverse, Deutsche Bank et Kepler Cheuvreux avaient abaissé leurs recommandations à conserver en novembre, après la publication de résultats trimestriels inférieurs aux attentes. Le consensus des analystes, compilé mi-novembre, fixe un objectif moyen à 149 euros, soit un potentiel de progression de 17 % environ. Ces divergences illustrent les interrogations du marché sur la capacité du groupe à maintenir sa dynamique de croissance, alors que les résultats annuels 2025, attendus le 12 février 2026, seront scrutés de près. Les indicateurs techniques suggèrent une stabilisation progressive Le Relative Strength Index, qui mesure la force relative du titre, s'établit à 43, sortant progressivement de la zone de survente où il était descendu ces dernières semaines, signe d'un possible apaisement de la pression vendeuse. Le MACD, indicateur de momentum, affiche une configuration légèrement positive avec un histogramme à 0,22, suggérant un début de retournement après plusieurs semaines de tendance baissière. Le titre évolue toutefois encore nettement sous sa moyenne mobile à 50 jours, positionnée à 135,25 euros, ce qui témoigne de la correction subie depuis le pic annuel. À l'inverse, le cours reste au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours, établie à 121,04 euros, confirmant que la tendance de fond demeure haussière malgré la consolidation récente. Les bandes de Bollinger encadrent le titre entre 123,17 euros en zone basse et 132,40 euros en zone haute, indiquant un potentiel de hausse technique de court terme vers la résistance de 133,65 euros. Les investisseurs attendront des catalyseurs supplémentaires, notamment la publication des résultats annuels début février, pour confirmer ou infirmer ce début de stabilisation technique.