L'action Legrand recule de 2,18% à la clôture du 6 janvier 2026
Correction après l'abaissement de l'objectif Deutsche Bank
L'action Legrand a reculé de 2,18% à la clôture du mardi 6 janvier 2026, à 125,80 euros, dans un volume d'échanges représentant 0,27% du capital. Le titre avait atteint 124 euros en milieu de séance, marquant alors la plus forte baisse du CAC 40. Ce mouvement s'explique principalement par l'abaissement de l'objectif de cours de Deutsche Bank, ramené de 150 à 145 euros, tout en maintenant sa recommandation à conserver. La veille, Morgan Stanley avait également ajusté sa cible à 138 euros contre 140 euros, conservant toutefois son opinion favorable. Le titre évolue désormais largement sous sa moyenne mobile à 50 jours, établie à 132,36 euros, signe d'une pression vendeuse récente dans un contexte de repli de 11,94% sur trois mois.
Techniquement, le cours se rapproche du seuil de support à 123,60 euros, tandis que le RSI à 61 indique une dynamique modérément positive, sans situation extrême. L'histogramme MACD à 0,36 suggère un début de reprise haussière à très court terme, mais le titre reste pénalisé par son positionnement sous ses moyennes mobiles de moyen terme.
Contexte positif de croissance externe et résultats solides
Malgré ce recul boursier, Legrand poursuit sa stratégie de croissance externe. Le groupe a annoncé sept acquisitions depuis le début de 2025, représentant environ 500 millions d'euros de chiffre d'affaires additionnel, principalement dans les datacenters et la transition énergétique. Sur les neuf premiers mois de l'année 2025, le groupe affiche une croissance de 14,5% hors change, avec une marge opérationnelle ajustée de 20,7% et un cash-flow libre en progression de 16,3%. Le consensus des analystes fixe un objectif moyen autour de 149 euros à trois mois, offrant un potentiel théorique de plus de 18% par rapport au cours de clôture.
Le calendrier financier prévoit la publication des résultats annuels 2025 le 12 février 2026, un rendez-vous attendu par les investisseurs pour confirmer l'atteinte des objectifs révisés à la hausse en juillet dernier, soit une croissance des ventes entre 10 et 12% et une marge opérationnelle ajustée de 20,5 à 21%. Les analystes restent globalement constructifs, avec des cibles allant de 138 euros (Morgan Stanley) à 164 euros (Barclays), témoignant de la confiance dans les relais de croissance structurels du spécialiste des infrastructures électriques du bâtiment.