L'action LVMH décroche de près de 3 % et casse son support à 474 €
Le numéro un mondial du luxe subit une nouvelle salve de ventes ce jeudi à Paris, alors que le compartiment tricolore du luxe est balayé par un mouvement de repli général. Le titre s'inscrit parmi les plus fortes baisses de l'indice phare, aux côtés de ses pairs sectoriels. La séance prolonge la dégradation observée depuis une semaine.
Un repli qui enfonce le titre sous ses trois moyennes mobiles de référence
L'action LVMH cède 2,92 % à 460,15 €, contre 474 € la veille. La baisse porte le repli hebdomadaire à 7,19 %, alors que l'indice parisien recule de 1,35 % en séance. Le titre figure parmi les plus fortes baisses du CAC 40, dans un compartiment luxe unanimement chahuté puisque Kering perd 2,91 % et L'Oréal 2,90 %. Le seuil des 474 €, qui faisait office de support, a été franchi à la baisse dès l'ouverture.
Sur le plan des indicateurs, le cours évolue désormais sous la MM20 (490,20 €, écart de -6,13 %), sous la MM50 (485,48 €, écart de -5,22 %) et loin sous la MM200 (539,72 €, écart de -14,74 %). Le RSI à 42 reste en zone neutre et n'indique pas encore de survente, ce qui laisse une marge de baisse avant d'atteindre les 30. La prochaine zone de support technique se situe autour de la borne inférieure du canal baissier, tandis que la résistance à 520,30 € s'éloigne à mesure que le titre s'enfonce.
Un contexte sectoriel dégradé sur fond de tensions énergétiques et de faiblesse chinoise
Le repli intervient dans un environnement macro peu porteur pour la consommation discrétionnaire. Le Brent s'est envolé au-dessus de 94 dollars le baril après une escalade militaire au Moyen-Orient et des menaces sur les détroits d'Ormuz et de Bab el-Mandeb, alimentant les craintes d'un choc inflationniste que la BCE surveille de près à l'occasion de sa réunion de ce jeudi. Cette configuration nourrit les anticipations d'un maintien prolongé de taux directeurs restrictifs, défavorable aux valeurs sensibles à la demande finale. Le contexte chinois pèse également, alors que les ventes de bijouterie et d'or en Chine ont reculé de 3,4 % sur un an en juin selon les données NBS, et que les exports horlogers suisses vers la Chine ont chuté de 21,4 % sur la même période.
Ces chiffres illustrent la fragilité persistante du principal marché du luxe mondial, dont LVMH tire une part significative de son activité. Après le rebond du 15 juillet, le mouvement du jour reconduit le titre dans la partie basse de son couloir de cotation. La publication des résultats semestriels reste le prochain rendez-vous majeur attendu par les investisseurs.