L'action LVMH rebondit de 2 % et repasse au-dessus de ses moyennes mobiles
Le numéro un mondial du luxe a terminé la séance de mercredi en hausse à Paris, dans un CAC 40 bien orienté. Le titre prolonge la dynamique de reprise enclenchée fin mai sur le compartiment du luxe parisien. Le mouvement s'accompagne d'un repositionnement technique et d'un ajustement de stratégie côté analystes.
Le titre repasse au-dessus de ses moyennes mobiles courtes après une semaine en retrait
L'action LVMH gagne 1,92 % à 493,00 € en clôture, après 483,70 € la veille. Le titre se redresse alors qu'il restait sur un repli de 5,25 % sur la semaine. La progression du jour replace le cours au-dessus de la MM20 (488,76 €, écart de +0,87 %) et de la MM50 (476,44 €, écart de +3,48 %). Le rebond reste à relativiser sur des horizons plus longs : la MM200 à 542,42 € demeure 9,11 % au-dessus du cours actuel, signe que la tendance de moyen terme n'a pas encore basculé. Le RSI à 48 ressort en zone neutre, sans déclencher de signal directionnel.
La résistance identifiée à 520,30 € balise la suite du mouvement, tandis que le support de 452,30 € avait été préservé lors du repli de la semaine dernière. La dynamique de fond se lit aussi dans les chiffres mensuels : +4,32 % sur un mois et +5,66 % sur trois mois, alors que la valeur reste en hausse de 9,6 % sur un an. Le rebond s'inscrit dans une séance bien orientée pour le compartiment du luxe parisien, L'Oréal grimpant de 2,83 %. L'indice CAC 40 a clôturé en hausse de 0,54 % à 8 385,49 points.
CIC Market Solutions passe à l'achat sur le titre, cible ramenée à 570 €
CIC Market Solutions a relevé son avis sur LVMH de « neutre » à « achat » le 23 juin, tout en abaissant son objectif de cours de 620 € à 570 €. La nouvelle cible offre un potentiel d'environ 15,6 % par rapport au cours de clôture. Ce repositionnement intervient dans un contexte sectoriel toujours contrasté : selon les données chinoises de mai, les ventes de bijouterie et d'or reculent de 8,9 % sur un an en Chine, tandis que les exports horlogers suisses vers ce marché progressent de 17,1 %, signe d'une demande qui se déplace plutôt qu'elle ne s'effondre.
Côté français, les exports de vins et spiritueux sont en repli de 4 % en valeur sur le bilan 2024, un point de fragilité pour les marques du groupe sur ce segment. La dynamique de marché reste par ailleurs dominée par un environnement de banques centrales plus restrictives, avec une BCE qui a relevé ses taux pour la première fois depuis 2023, élément qui pèse sur les multiples des valeurs de croissance. Prochaine échéance pour les détenteurs du titre : la résistance des 520,30 €, qui constituerait la confirmation technique du retour en tendance haussière.