L'action LVMH rebondit en matinée après un plus bas de 6 ans
Le titre du groupe de luxe amorce un rebond en milieu de matinée, après un plancher inédit depuis six ans touché la veille. Ce sursaut intervient dans un contexte de marché agité, marqué par la hausse des taux directeurs de la BCE et une flambée des prix pétroliers, alors que deux révisions récentes d'analystes ont abaissé leurs objectifs de cours tout en maintenant des opinions favorables sur la valeur.
Un rebond technique après plusieurs semaines de repli marqué, dans un CAC 40 en hausse
LVMH gagne 1,07 % à 410,85 € en séance, après avoir clôturé à 406,50 € la veille. Ce rebond s'inscrit dans un CAC 40 qui progresse de 0,61 % et hisse le titre parmi les plus fortes hausses de l'indice parisien. La toile de fond reste néanmoins dégradée sur les horizons plus longs : le titre recule de 4,69 % sur la semaine et de près de 15 % sur un mois, creusant une sous-performance notable par rapport à l'ensemble du marché. La configuration graphique illustre cette fragilité persistante.
Le cours reste largement en dessous de ses trois moyennes mobiles : la MM20 à 443,75 €, la MM50 à 466,79 € et la MM200 à 513,35 €, soit un écart d'environ 20 % par rapport à cette dernière. Le RSI à 27 signale une configuration de survente marquée, cohérente avec l'amplitude du repli accumulé depuis le début du mois. Le seuil de support à 406,50 €, précisément le niveau de la clôture de la veille, constitue désormais la référence baissière immédiate à surveiller. La résistance à 486,90 € reste, pour sa part, très éloignée des cours actuels.
Les analystes révisent à la baisse leurs objectifs tout en maintenant des avis favorables sur LVMH
Deux révisions d'avis d'analystes sont intervenues en tout début de semaine. Oddo BHF a abaissé son objectif de cours de 590 € à 524 € le 10 septembre, tout en maintenant son opinion à « surperformer ». La cible implique un potentiel de hausse d'environ 27 % par rapport au cours actuel. La veille, HSBC avait de son côté ramené son objectif à 490 €, tout en révisant son opinion de « acheter » à « conserver » ; la cible correspond malgré tout à un écart de près de 19 % avec le cours du jour.
Ces ajustements interviennent après la publication des résultats du premier semestre 2026 le 27 juillet, qui avaient mis en avant une accélération de la croissance au deuxième trimestre mais aussi un effet de change négatif de 5 % pesant sur les ventes. Le groupe avait également signalé un contexte géopolitique et économique perturbé parmi ses principaux risques. Sur le plan sectoriel, les exportations horlogères suisses vers la Chine ont reculé de 18,5 % sur un an en juillet 2026, un indicateur de la pression persistante sur la demande de produits de luxe dans cette zone.