L'action LVMH recule de près de 2 % et décroche de sa MM20, plombée par le luxe
Le numéro un mondial du luxe efface une partie de son rebond de juin et figure ce mardi à la mi-séance dans le bas du CAC 40. Le mouvement intervient alors que le compartiment du luxe parisien est lourdement chahuté, Kering reculant de plus de 5 %. La séance contraste avec la tendance haussière de l'indice phare.
Le titre LVMH repasse sous sa MM20 et figure parmi les pires baisses du CAC 40
L'action LVMH perd 1,86 % à 483,15 € à la mi-journée, alors que le CAC 40 progresse de 0,26 % à 8 388,82 points. Le titre figure parmi les plus fortes baisses de l'indice, dans le sillage d'un compartiment du luxe sous pression avec Kering (-5,55 %) et Hermès (-1,33 %). Le repli efface une partie du rebond de juin, qui avait porté la valeur au-dessus des 492 € la semaine dernière, comme rappelé dans la séance du 24 juin.
Sur le plan des indicateurs, le cours repasse en dessous de sa MM20 (492,15 €, écart -1,83 %) mais se maintient au-dessus de sa MM50 à 477,01 €, qui devient le premier appui technique de court terme. Le RSI à 51 reste neutre et n'envoie aucun signal d'épuisement, tandis que la MM200 à 542,50 € demeure éloignée de plus de 10 %, traçant un plafond de moyen terme. La performance hebdomadaire ressort quasi nulle (+0,37 %), après un gain de 2,14 % sur le mois.
Conjoncture du luxe en Chine et arbitrages sectoriels en toile de fond
Le repli du jour s'inscrit dans une conjoncture chinoise toujours dégradée pour le luxe : les ventes de bijouterie et d'or au détail reculent de 8,9 % sur un an en mai 2026 selon le NBS, et les exports français de vins et spiritueux ont fléchi de 4 % en valeur sur le bilan 2024 (FEVS). Côté horlogerie, les expéditions suisses vers la Chine continentale rebondissent de 17,1 % et de 13,5 % vers Hong Kong, mais l'agrégat mondial recule encore de 16,6 %, signalant une demande globale fragile. À Sintra, Christine Lagarde a défendu ce mardi l'une des dernières hausses de taux de la BCE, portée à 2,25 %, l'inflation de la zone euro restant à 3,2 % en mai, un environnement de taux qui pèse traditionnellement sur les multiples des valeurs de croissance.
Le support technique à surveiller reste fixé à 460,85 €, niveau qui borne le bas du canal de consolidation observé depuis le printemps. La résistance à 520,30 € constitue l'horizon haut du même intervalle. Le prochain rendez-vous concret pour la valeur sera la publication des résultats semestriels, attendue traditionnellement fin juillet.