L'action LVMH tombe à un plus bas depuis 2020 et casse son support
Le groupe de luxe prolonge sa glissade ce mercredi et franchit un seuil symbolique : en séance, le titre a enfoncé son support des 443,10 € et touché 435,60 €, un creux inédit depuis les plus bas de 2020. La clôture à 439 € ne suffit pas à effacer le signal technique envoyé en cours de séance, dans un CAC 40 qui cède 0,26 % sur fond d'escalade militaire entre l'Iran et les États-Unis.
Un plus bas de six ans franchi en séance, support des 443 € enfoncé à la baisse
L'action LVMH a touché 435,60 € en séance, battant l'ancien record à la baisse de 436,20 € inscrit en 2020, année de la pandémie de Covid-19. Le titre clôture à 439 €, en repli de 1,35 % par rapport à la veille, mais reste en dessous du support des 443,10 € enfoncé dans la journée. Sur une semaine, le recul atteint 2,6 % ; sur un mois, il dépasse 7,6 %.
La configuration technique est dégradée : le cours se situe en dessous de la MM20 à 459,94 € (écart de 4,55 %), en dessous de la MM50 à 474,73 € (écart de 7,53 %) et loin sous la MM200 à 519,16 € (écart de 15,44 %). Le RSI à 40 reste en territoire neutre, sans signal d'épuisement vendeur marqué à ce stade. L'ancien support à 443,10 € devient désormais une résistance à surveiller, tandis que la prochaine zone de référence se situe à la résistance haute des 486,90 €, très éloignée du cours actuel.
Résultats semestriels solides mais contexte géopolitique et sectoriel défavorable
Lors de la publication des résultats du premier semestre 2026 le 27 juillet dernier, LVMH avait affiché un ton confiant, évoquant une accélération de la croissance au deuxième trimestre. Parmi les risques identifiés à cette occasion figuraient un contexte géopolitique perturbé, un effet de change négatif de 5 % sur les ventes et un effet périmètre défavorable de 1 % lié aux cessions. Ce contexte géopolitique prend une dimension supplémentaire ce mercredi : l'Iran a lancé une riposte militaire contre des installations américaines en Jordanie, en Irak et à Bahreïn, aggravant les tensions régionales.
La menace sur le détroit d'Ormuz, voie critique pour le transit pétrolier mondial selon les déclarations de Donald Trump, alimente l'incertitude générale sur les marchés. Du côté sectoriel, les données récentes sur le luxe en Chine restent peu encourageantes : les ventes de bijouterie et d'or ont reculé de 10,1 % en glissement annuel en juillet 2026 selon les statistiques chinoises, tandis que les exportations horlogères suisses vers la Chine ont cédé 16,5 % sur un an. Ces dynamiques pèsent sur les perspectives de court terme pour un groupe dont l'exposition aux marchés asiatiques reste structurellement importante.