L'action Nexans décroche de près de 3 % et enfonce son support des 137,80 €
Le câblier français prolonge sa correction estivale et repasse sous un seuil technique surveillé depuis plusieurs séances. Le titre s'inscrit à contre-courant d'un indice élargi étale, dans le sillage de plusieurs séances de repli. Le mouvement intervient au lendemain de la finalisation d'une opération de cession qui parachève la rotation du portefeuille du groupe.
Le titre casse son support à 137,80 € et creuse un écart de plus de 10 % avec sa MM50
L'action Nexans perd 2,82 % à 138,00 € en début d'après-midi, alors que le SBF 120 reste quasi étale (+0,05 %). En séance, le titre a même enfoncé son support des 137,80 €, avec un plus bas touché à 136,60 €, avant de repasser légèrement au-dessus du seuil. Le repli s'inscrit dans une phase de correction plus large, avec un recul de près de 11 % sur un mois qui contraste avec un gain de plus de 30 % sur un an.
Le cours évolue désormais nettement sous ses moyennes mobiles courtes, la MM20 à 147,88 € et surtout la MM50 à 154,24 €, à plus de 10 % au-dessus du niveau actuel. Le RSI à 41 reste dans une zone neutre mais rend compte de l'essoufflement acheteur des dernières semaines. La MM200 à 132,85 € demeure toutefois sous le cours, ce qui préserve la tendance de fond haussière installée depuis un an.
La cession d'Autoelectric à Motherson parachève la sortie des activités non liées à l'électrification
Sur le plan corporate, le groupe a annoncé le 3 juillet la finalisation de la cession de sa filiale Autoelectric au groupe indien Motherson, pour une valeur d'entreprise de 207 millions d'euros. L'opération conclut la rotation de portefeuille amorcée en 2021 et marque la sortie définitive du câblier des activités non liées à l'électrification. Ce recentrage stratégique s'inscrit dans un contexte sectoriel encore chargé, avec la poursuite des frappes russes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes qui entretient une prime de risque sur le segment des réseaux électriques et des interconnexions HVDC.
Le câblier avait par ailleurs mis en service à Oslo, mi-juin, son navire Electra dédié aux projets offshore, une brique industrielle destinée aux grands chantiers d'interconnexion en Europe du Nord. À court terme, la tenue du support à 137,80 €, enfoncé puis repris en séance, reste le niveau technique à observer pour mesurer l'ampleur de la phase de consolidation en cours.