L'action Orange, en tête du CAC 40, reste sous ses moyennes mobiles
Orange s'impose comme la plus forte hausse du CAC 40 ce jeudi, dans un indice parisien quasi stable. Deux maisons de courtage ont révisé leur avis sur le titre le même jour, apportant un soutien notable à la cotation alors que le cours reste sous pression sur le moyen terme.
Deux révisions d'analystes le même jour soutiennent le rebond d'Orange
Grupo Santander a relevé ce jeudi son avis sur Orange de « performance de marché » à « surperformance », tout en rehaussant son objectif de cours de 18,40 € à 19,40 €. Dans la même journée, BNP Paribas Exane a maintenu son opinion à « surperformance » mais a légèrement abaissé sa cible, de 21,00 € à 20,00 €. Ces deux objectifs sont respectivement supérieurs de 26 % et de 30 % au cours actuel de 15,42 €, ce qui indique un potentiel de hausse significatif selon le consensus des analystes.
Le titre gagne 1,31 % en séance, à 15,42 €, et se hisse en tête du CAC 40, dans un indice pratiquement stable à +0,13 %. Ce rebond ne suffit toutefois pas à effacer le repli de 6,32 % enregistré sur le mois écoulé.
Un titre sous ses trois moyennes mobiles dans un contexte de taux et d'endettement surveillé
Sur le plan de la configuration boursière, le cours d'Orange évolue en dessous de ses trois moyennes mobiles : sous la MM20 à 15,75 € (écart de -2,13 %), sous la MM50 à 16,07 € (-4,08 %) et sous la MM200 à 16,43 € (-6,18 %). Le RSI à 37 traduit une pression vendeuse persistante depuis plusieurs semaines, sans encore atteindre une zone de survente franche. Le support à 15,10 € reste la référence basse à surveiller, tandis que la résistance à 17,40 € correspond à l'un des premiers obstacles au-dessus des moyennes mobiles actuelles.
Ce repli de moyen terme s'inscrit dans un environnement de marché tendu : la BCE tient ce jeudi sa réunion de politique monétaire, avec une hausse de taux quasi intégrée par les marchés, de 2,25 % à 2,50 %. Pour un groupe comme Orange, fortement endetté et consommateur de financements à long terme, ce contexte de taux élevés est une variable structurelle suivie. Le groupe a d'ailleurs placé le 8 septembre une émission obligataire de 4,1 milliards d'euros en quatre tranches, destinée à couvrir ses besoins généraux de financement.