L'action Pernod Ricard perd près de 9 % en une semaine et frôle son support
Pernod Ricard continue d'accuser le coup après la publication de ses résultats annuels fin août, incapable de trouver un plancher dans un marché déjà orienté à la baisse. Le titre figure parmi les plus fortes baisses du CAC 40 en ce début septembre, alors que deux maisons de courtage ont révisé leurs objectifs vers le bas hier.
Un repli qui prolonge une semaine noire et approche le support à 62,18 €
Pernod Ricard cède 2,57 % à 62,84 € en séance, portant son repli sur la semaine à près de 9 %. Le titre évolue désormais à proximité de son support à 62,18 €, soit un écart d'à peine 1 % : un niveau qui n'a pas encore été enfoncé mais qui subit une pression croissante au fil des séances. Sur un an, la perte dépasse 35 %, ce qui illustre l'ampleur de la destruction de valeur boursière depuis les sommets.
Le contexte de marché n'arrange rien : le CAC 40 cède 0,41 % en séance, le VIX bondit de plus de 10 % en intraday, signalant un regain de nervosité sur les marchés. Les trois moyennes mobiles du titre (MM20 à 67,86 €, MM50 à 66,11 € et MM200 à 69,75 €) sont toutes nettement au-dessus du cours actuel, confirmant une dynamique baissière installée sur tous les horizons. Le RSI à 41 ne signale pas encore de survente franche, ce qui laisse la porte ouverte à un test du support sans signal de rebond technique immédiat.
Deux révisions d'objectifs hier amplifient la pression sur le consensus des analystes
Mediobanca et HSBC ont tous deux abaissé leurs objectifs de cours hier, lundi 31 août. Mediobanca ramène sa cible de 88 € à 80 €, avec un avis « performance de marché », tandis que HSBC descend de 74 € à 70 €, maintenant son avis à « conserver ». Ces deux révisions s'inscrivent dans la foulée des résultats annuels 2025/2026 publiés le 27 août, qui avaient montré un recul organique du chiffre d'affaires et du résultat opérationnel courant, pénalisés par la faiblesse des marchés américain et chinois.
Même à 70 € (cible la plus basse des deux), les analystes voient encore un potentiel de rebond d'environ 11 % par rapport au cours actuel, ce qui traduit un écart significatif entre les valorisations des courtiers et la réalité du marché. L'