L'action Pernod Ricard progresse de 1,09 % à la clôture ce mardi
Le titre Pernod Ricard clôture ce mardi 20 janvier 2026 à 74,14 euros, en hausse de 1,09 % par rapport à la séance précédente où il avait terminé à 73,34 euros. La part de capital échangée reste faible à 0,26 %, témoignant d'une prudence persistante des investisseurs. Sur un an, le titre accuse un recul significatif de 30,97 %, pénalisé par les difficultés opérationnelles sur ses marchés clés.
Une analyse technique qui reste sous pression baissière
D'un point de vue graphique, Pernod Ricard évolue à 74,14 euros, toujours en dessous de ses principales moyennes mobiles de moyen et long terme. La moyenne mobile à 50 séances s'établit à 76,79 euros et celle à 200 séances à 88,03 euros, confirmant une tendance de fond baissière depuis plusieurs mois. Le Relative Strength Index, fixé à 53, revient en zone neutre après avoir flirté avec la survente, ce qui pourrait signaler un ralentissement de la pression vendeuse sans pour autant valider un retournement haussier.
Le titre se rapproche de sa résistance technique située à 76,90 euros, niveau qu'il devra franchir pour espérer poursuivre son rebond entamé depuis le support à 71,98 euros touché récemment. L'indicateur MACD affiche un histogramme positif à 0,21, la ligne MACD à -0,30 restant sous la ligne de signal à -0,51, mais l'écart se resserre progressivement. Cette configuration suggère que la dynamique baissière pourrait s'essouffler à court terme, même si le contexte général reste fragile avec une volatilité sur un mois de 5,75.
Des recommandations d'analystes divergentes face aux perspectives 2026
Les avis des analystes restent contrastés sur le dossier. MedioBanca a établi le 13 janvier une recommandation neutre avec un objectif de cours fixé à 93 euros, soit un potentiel de hausse de 25,4 % par rapport au cours actuel de 74,14 euros. À l'inverse, BNP Paribas Exane a dégradé le titre à sous-performer le 12 janvier avec un objectif de 67 euros, impliquant un potentiel de baisse de 9,6 %. Cette divergence reflète les incertitudes entourant la capacité du groupe à surmonter ses difficultés structurelles.
Le numéro deux mondial des spiritueux traverse en effet une période de transition marquée par des tensions sur ses marchés stratégiques. Les ventes en Chine ont chuté de 27 % au premier trimestre de l'exercice 2025-2026, tandis que le marché américain est grippé par un phénomène de déstockage, les distributeurs écoulant leurs stocks existants avant de passer de nouvelles commandes. Le groupe anticipe un impact annuel de l'ordre de 80 millions d'euros sur ses résultats en raison des droits de douane imposés par les États-Unis et la Chine. Le prochain rendez-vous financier est fixé au 19 février 2026 avec la publication du chiffre d'affaires et des résultats semestriels.