L'action Pernod Ricard rebondit de près de 3 %, dans le trio de tête du CAC 40
Le géant français des spiritueux repart de l'avant en milieu de matinée sur la place parisienne, dans un CAC 40 nettement orienté à la hausse. Le rebond intervient malgré une note défavorable publiée la veille par un bureau d'analyses, et alors que les positions vendeuses restent élevées au capital.
Un rebond de 2,81 % qui hisse le titre au troisième rang du CAC 40
L'action Pernod Ricard gagne 2,81 % à 63,72 € en milieu de matinée, soit la troisième plus forte hausse du CAC 40, derrière Carrefour (+4,62 %) et ArcelorMittal (+3,50 %). Le titre revient au contact de ses moyennes mobiles courtes, la MM20 à 63,61 € et la MM50 à 63,55 € étant toutes deux frôlées à moins de 0,3 %. La MM200 reste en revanche nettement au-dessus, à 73,85 €, soit un écart de près de 14 % qui rappelle la lourdeur de fond du dossier. Le RSI à 41 reste en zone neutre, sans signal d'excès.
Le rebond reste par ailleurs à relativiser au regard d'une performance annuelle négative de plus de 28 %. Cette progression intervient au lendemain d'une note défavorable de BNP Paribas Exane, qui a relevé son objectif de cours de 61,00 à 62,50 €, tout en maintenant une opinion à « Sousperformance ». Le nouveau cours cible se situe sous le niveau actuel du titre, laissant apparaître un potentiel de baisse d'environ 2 % selon cet avis d'analyste. La séance du jour dément donc, à court terme, la prudence affichée par ce bureau.
Positions vendeuses élevées et toile de fond sectorielle toujours pesante
Au capital, la pression baissière déclarée reste marquée. Selon les déclarations recensées, cinq fonds cumulent 3,55 % du capital vendu à découvert, un niveau qui a progressé de 0,27 point sur trente jours. Cette exposition traduit une défiance persistante d'une partie des investisseurs institutionnels, sans que la dynamique récente ne signale d'accélération brutale : la position s'installe à un palier haut plutôt qu'elle ne s'emballe. C'est un point à suivre, sans en tirer de conclusion isolée sur la trajectoire du titre.
Le contexte sectoriel n'aide pas. Selon le bilan 2024 de la FEVS, les exportations de cognac ont reculé de 10,9 % en valeur, et l'ensemble des spiritueux français a cédé 6,5 %, un environnement qui pèse structurellement sur les exportateurs comme le groupe. Le rebond du jour de Rémy Cointreau, également en hausse de 2,74 %, suggère une meilleure disposition ponctuelle envers le compartiment. Techniquement, le franchissement durable de la MM50 à 63,55 € reste l'obstacle immédiat à surveiller, la résistance suivante se dessinant à 66,24 €.