L'action Renault gagne 0,8 % à la clôture du 30 décembre sur fond d'assouplissement européen
Une séance en légère hausse dans un contexte européen favorable
L'action Renault a clôturé la séance du mardi 30 décembre à 35,47 euros, en progression de 0,8 % par rapport à la veille (35,19 euros). Les volumes échangés sont restés modestes avec seulement 0,18 % du capital ayant changé de mains, reflétant une activité réduite en cette fin d'année. Le titre évolue désormais au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours (35,17 euros), un signal technique encourageant après plusieurs semaines de volatilité.
Cette progression s'inscrit dans un mouvement plus large du secteur automobile européen, porté par les perspectives d'assouplissement des normes environnementales. La Commission européenne a voté le 16 décembre 2025 une révision des modalités de l'interdiction de 2035 (adoptée en 2022 dans le Pacte vert), passant d'une réduction de CO2 de 100% à 90% pour les flottes neuves, ouvrant la porte à des thermiques limités (hybrides rechargeables, e-fuels), une évolution qui pourrait soulager les constructeurs face aux défis de la transition électrique. Le relèvement de la note de crédit de Renault à investment grade par S&P Global le 19 décembre continue également de soutenir la confiance des investisseurs.
Le titre reste sous pression malgré le rebond technique
Malgré cette progression quotidienne, l'action Renault affiche une performance annuelle toujours négative de 24 %, illustrant les difficultés persistantes du constructeur dans un environnement automobile tendu. Le RSI à 34 points suggère que le titre approche d'une zone de survente, ce qui pourrait limiter la poursuite de la baisse à court terme. Le cours évolue désormais entre le seuil de support à 33,72 euros et la résistance à 37,40 euros, avec une volatilité mensuelle contenue à 8,37 %.
Le titre reste néanmoins largement sous sa moyenne mobile à 200 jours (38,56 euros), témoignant d'une tendance de fond toujours fragile. Les volumes limités de fin d'année et l'absence de catalyseurs immédiats suggèrent que les investisseurs adoptent une posture d'attente avant la publication des résultats annuels prévue pour le 19 février 2026. Le franchissement durable de la résistance à 37,40 euros sera déterminant pour valider un éventuel retournement de tendance au début de la nouvelle année.