Le titre Renault affiche un recul de 1,9 % en clôture de la séance du mardi 16 décembre, à 36,69 euros contre 37,40 euros la veille. Cette baisse intervient dans un contexte de prudence généralisée sur les marchés européens, malgré un soutien intraday lié aux anticipations d'un assouplissement réglementaire européen concernant les moteurs thermiques. Avec une part de capital échangée de 0,45 %, l'action se stabilise sur la semaine à -0,19 %, tout en conservant un gain de 5,55 % sur trois mois, mais reste en retrait de 18,05 % sur un an. Le repli de 1,9 % enregistré mardi signe une correction après plusieurs séances de rebond portées par le partenariat stratégique avec Ford annoncé le 9 décembre. En cours de séance, le titre avait pourtant affiché une progression de 0,99 % vers la mi-journée, atteignant 37,77 euros, porté par les anticipations d'un assouplissement des règles européennes sur les moteurs thermiques. La Commission européenne devait annoncer dans la journée une révision de son objectif de réduction des émissions de CO2, et ce n'est que ce soir qu'elle a fait savoir qu'elle renonçait au tout électrique pour 2025. Ces perspectives ont néanmoins soutenu l'ensemble du secteur automobile européen, avec Stellantis et Mercedes-Benz également en hausse. Toutefois, les prises de bénéfices ont pesé sur le titre en fin de journée, ramenant le cours à 36,69 euros. La volatilité reste modérée à 8,93 % sur un mois, avec un beta très faible de 0,19, témoignant d'une exposition réduite aux fluctuations générales du marché. Le seuil de support à 33,66 euros demeure un niveau clé à surveiller en cas de poursuite de la correction, tandis que la résistance à 37,40 euros, niveau de clôture de la veille, a finalement tenu lors de cette séance. Des indicateurs techniques en zone de surachat nécessitant une consolidation Les indicateurs techniques montrent un titre entré en zone de surachat, expliquant la correction du jour. Le RSI s'établit à 71, dépassant légèrement le seuil de 70, ce qui suggère une nécessité de consolidation après plusieurs séances de hausse. Cette configuration indique une surchauffe à court terme et justifie la prise de bénéfices observée en clôture. Par ailleurs, le MACD affiche une ligne MACD à 0,63 supérieure à la ligne de signal à 0,45, avec un histogramme positif à 0,18, confirmant que la tendance de fond reste haussière malgré le repli du jour. Le cours évolue au-dessus de la moyenne mobile à 50 jours établie à 34,95 euros, validant le maintien d'une dynamique positive de moyen terme. L'action se situe également sous la bande de Bollinger supérieure à 37,79 euros, ce qui laisse encore une marge de progression avant d'atteindre un niveau de surchauffe technique. Le franchissement durable de la moyenne mobile à 200 jours, actuellement à 39,06 euros, constituerait un signal de reprise structurelle pour les prochaines semaines. Le partenariat Ford et les perspectives réglementaires au cœur de la valorisation Le partenariat stratégique avec Ford, annoncé le 9 décembre, continue également de soutenir la valorisation du titre. Cet accord prévoit la production de deux véhicules électriques de marque Ford sur la plateforme Ampere dans le nord de la France, avec une mise en concession début 2028. Cette alliance valide le savoir-faire industriel de Renault dans le segment des véhicules électriques compacts, un marché où le groupe a pris de l'avance avec la Renault 5 E-Tech. Sur le plan fondamental, Renault a publié le 23 octobre un chiffre d'affaires de 39,066 milliards d'euros sur les neuf premiers mois de 2025, en progression de 3,7 % sur un an, et a confirmé ses objectifs 2025 visant une marge opérationnelle autour de 6,5 % et un free cash-flow compris entre 1 et 1,5 milliard d'euros. La révision des règles européennes sur les moteurs thermiques, qui va alléger les contraintes pesant sur les constructeurs, est aussi un potentiel catalyseur pour la suite. La publication des résultats annuels prévue le 19 février 2026 et la présentation du nouveau plan stratégique en mars constitueront d'autres points d'ancrage.