L'action Renault plonge de 3 % et menace son plus bas depuis 2022
Le constructeur au losange décroche nettement en milieu de matinée, à rebours d'un indice parisien bien orienté. Le titre efface le rebond de la veille et retombe au contact de ses plus bas pluriannuels, dans un contexte de dégradation d'objectif de cours par un grand broker.
Deutsche Bank abaisse son objectif de cours de 40 à 30,50 € sur le titre
L'action Renault perd 2,97 % à 25,50 € en séance, contre un CAC 40 en hausse de 0,71 %. Le titre occupe la dernière place de l'indice, loin derrière Dassault Systèmes (-0,90 %). Le mouvement fait écho à la révision publiée mercredi par Deutsche Bank, qui abaisse son objectif de 40 à 30,50 € tout en passant à « Conserver ».
Ce nouvel objectif laisse encore un potentiel de près de 20 % par rapport au cours actuel, mais l'écart avec le précédent (40 €) traduit une révision sensible des perspectives. À l'inverse, CIC Market Solutions maintient son avis à l'achat avec un objectif inchangé de 40 €. Sur la base du bénéfice par action attendu, la valeur se paie environ 3,7 fois les résultats de l'exercice en cours, selon le consensus des analystes recensés.
Le titre replonge sous ses moyennes mobiles avec une pression vendeuse persistante
Le repli du jour efface le bond de près de 4 % enregistré la veille et ramène le cours contre son support à 25,08 €, testé mi-juin lors du plus bas inédit depuis 2022. Le titre reste sous ses trois moyennes mobiles, à 5,24 % sous la MM20 (26,91 €) et près de 20 % sous la MM200 (31,86 €), configuration cohérente avec un repli de 15,11 % sur trois mois. Le RSI à 43 ne signale ni survente ni surachat, laissant la main aux flux. Selon les déclarations consultées, cinq fonds cumulent 5,47 % du capital vendu à découvert, en légère hausse (+0,32 point en un mois).
Ce niveau, supérieur au seuil de 3 % souvent considéré comme significatif, traduit une prudence institutionnelle marquée sur la valeur, sans avoir empêché les rebonds tactiques observés ces dernières séances. Le calendrier commercial reste porteur : le groupe a confirmé mercredi sa place de numéro un en France au premier semestre, mais la dynamique de parts de marché s'est tassée en juin selon les chiffres de la PFA. Le support à 25,08 € reste le repère technique à surveiller à court terme.