L'action Renault rebondit de 3,3% à la clôture malgré des cibles abaissées
Le titre Renault a clôturé à 32,90 euros ce mercredi 21 janvier à la bourse de Paris, affichant un gain de 3,3 % par rapport à la veille. Ce regain d'intérêt survient dans un contexte marqué par la publication des résultats commerciaux 2025 du groupe au losange, tandis que plusieurs intermédiaires financiers ont récemment ajusté leurs prévisions à la baisse pour le constructeur.
Rebond technique malgré une zone de survente persistante
La progression du cours observée ce mercredi permet au titre Renault de respirer après plusieurs séances dans le rouge. Le constructeur affiche néanmoins un repli de 1,59 % sur sept jours et reste en retrait de 31,7 % sur un an, témoignant d'une dynamique de fond délicate.
Sur le plan technique, l'indicateur RSI reste positionné à 24 points, maintenant le titre en zone de survente, ce qui suggère habituellement une possibilité de rebond à court terme si les acheteurs reprennent la main. Le cours évolue toutefois encore largement sous ses moyennes mobiles stratégiques : la MM50 se situe à 35,05 euros et la MM200 à 37,64 euros, signalant une tendance baissière qui n'est pas encore inversée. Le seuil de support s'établit à 31,15 euros, que l'action a récemment testé, tandis que la résistance majeure se dessine à 37,40 euros. La volatilité sur un mois atteint 6,93, reflétant les tensions qui continuent d'animer le dossier.
Des prévisions revues à la baisse par les analystes
Les investisseurs doivent composer avec deux récents ajustements d'objectifs de cours en provenance d'intermédiaires financiers de premier plan. Deutsche Bank a ramené ce mardi sa cible de 44 à 42 euros tout en maintenant son avis à conserver. Quelques jours auparavant, Citi avait également réduit sa visée de 42 à 38 euros, conservant néanmoins une opinion à l'achat, ce qui lui confère un potentiel théorique de hausse de 15,5 % par rapport au dernier cours coté.
Ces révisions interviennent après la publication lundi des performances commerciales annuelles du groupe, qui affiche 2,337 millions de véhicules écoulés en 2025, soit une progression pour la troisième année consécutive. Les analystes évoquent toutefois des pressions structurelles liées à un environnement européen difficile, l'intensification de la concurrence asiatique et l'impact de l'électrification de la gamme sur les marges opérationnelles. La prochaine publication des résultats de l'exercice 2025 est prévue le 19 février.