L'action Rexel repasse sous ses moyennes mobiles et cède 2,5 %
Rexel figure parmi les plus fortes baisses du SBF 120 ce jeudi, dans un marché parisien qui cède modestement du terrain. Le distributeur de matériel électrique repasse sous ses deux premières moyennes mobiles, effaçant une partie du rebond hebdomadaire engrangé en début de semaine.
Rexel en queue du SBF 120, coincé entre sa MM20 et son support à 34,93 €
L'action Rexel cède 2,27 % à 36,21 € en séance, se classant parmi les plus fortes baisses du SBF 120 alors que l'indice parisien recule de 0,28 %. Ce repli ramène le titre sous sa MM20 (36,41 €, écart de -0,55 %) et sous sa MM50 (37,10 €, écart de -2,40 %), deux seuils que la valeur venait à peine de tester lors de sa tentative avortée à 38,25 € mercredi. La seule ligne de soutien qui tient encore est la MM200 à 35,77 €, que le cours dépasse de 1,23 %, avec un support technique identifié à 34,93 €.
Le RSI à 53, légèrement orienté vers la neutralité, ne signale pas d'excès vendeur : la dynamique du jour ressemble davantage à un reflux après l'échec sur la résistance à 37,95 € qu'à une accélération baissière autonome. Sur la semaine, le titre garde néanmoins un gain de 2,2 %, qui atténue le repli mensuel de 3,47 %.
Un contexte macro défavorable vient peser sur la demande en équipements électriques
La séance s'inscrit dans un environnement de marché particulièrement chargé ce jeudi : la BCE tient sa réunion de politique monétaire, et les marchés intègrent quasi intégralement une hausse de taux de 25 points de base, qui porterait le taux de dépôt à 2,50 %. Pour un groupe comme Rexel, exposé au cycle de la construction et de la rénovation, un crédit immobilier plus cher freine mécaniquement la demande en installations électriques. La conjoncture bâtiment en France renforce ce tableau : le climat dans la construction ressort à -18,2 en août 2026, la production recule de 4,8 % sur un an et les permis de logements affichent un repli de 8 % sur douze mois.
Ces données rappellent les risques identifiés lors de la publication du T1 2026 (le 20 avril), où le groupe soulignait l'impact de la hausse des coûts de l'énergie sur la demande. À l'inverse, la dynamique de la transition énergétique, citée comme relais de croissance, continue de soutenir les carnets de commandes sur le segment industriel. La MM200 à 35,77 € constitue le prochain repère à surveiller si le repli devait se prolonger.