L'action Saint-Gobain perd 25 % sur un an et sombre en survente
Le titre du fabricant de matériaux de construction poursuit sa séquence baissière ce lundi, accumulant un recul mensuel de près de 17 % alors que le CAC 40 lui-même cède moins d'un point de pourcentage en séance. La configuration technique reste dégradée, avec un RSI tombé en zone de survente marquée.
Un repli qui prolonge une tendance baissière installée depuis plusieurs semaines
L'action Saint-Gobain cède 2,01 % à 70,08 € en séance, contre une clôture précédente (vendredi 11 septembre) à 71,52 €. Sur la semaine écoulée, le recul atteint 7,52 %, tandis que sur un mois glissant il dépasse 16,7 %. Ces chiffres illustrent une glissade qui s'étire depuis mi-août : les moyennes mobiles avaient déjà été enfoncées début septembre, et le support avait été cassé mi-semaine dernière.
Le titre figure parmi les baisses les plus marquées du CAC 40 en ce début de semaine, dans une séance pourtant assez contrastée pour l'indice parisien. Le contexte macroéconomique pèse en toile de fond : la conjoncture construction en France affiche un climat de confiance à -18,2 selon les données Eurostat d'août, avec des permis de logements en repli de 8 % sur douze mois, ce qui ne facilite pas le redressement des valeurs directement exposées au cycle bâtiment.
Des moyennes mobiles très au-dessus du cours et un RSI en survente à 27
Sur le plan des indicateurs, Saint-Gobain évolue nettement en dessous de ses trois moyennes mobiles : la MM20 à 77,96 €, la MM50 à 78,35 € et la MM200 à 79,71 € se situent toutes à plus de 10 % au-dessus du cours actuel (respectivement -10,11 %, -10,56 % et -12,08 % d'écart). Cet écart traduit une pression vendeuse installée sur la durée, sans signe de rapprochement des moyennes. Le RSI à 27 signale une configuration de survente franche, un niveau similaire à celui observé lors du passage sous le support au cours des dernières séances. Cette survente peut indiquer un épuisement du mouvement baissier, mais elle peut aussi perdurer si les facteurs fondamentaux restent défavorables.
Le MACD reste orienté négativement, son histogramme affichant -1,09. Le titre cote désormais sous son seuil de support identifié à 71,06 €, tandis que la résistance à 85,54 € est très éloignée. Sur les douze derniers mois, la perte dépasse 25 %, soit l'un des reculs annuels les plus importants parmi les grandes valeurs du CAC 40. Les publications semestrielles de début août, qui avaient montré un chiffre d'affaires stable à 23,6 Mds€ au S1 mais une marge d'EBITDA en repli à 15,4 %, restent le dernier repère fondamental disponible pour situer la trajectoire du groupe.