L'action Saint-Gobain rebondit mais reste sous ses moyennes, RSI à 27
Saint-Gobain tente un rebond ce lundi, dans un CAC 40 qui progresse d'environ 1 %. Malgré ce sursaut, la configuration du titre reste très dégradée sur les horizons longs, avec un cours solidement ancré sous ses trois moyennes mobiles et une pression vendeuse qui s'étire depuis plusieurs semaines.
Un rebond timide sur fond de capitulation technique, RSI en survente extrême
Le titre Saint-Gobain gagne 1,59 % à 70,22 € en séance, après une clôture vendredi à 69,12 €. Le rebond intervient alors que le RSI est tombé à 27, un niveau de survente extrême rarement atteint sur cette valeur, qui traduit l'ampleur de la pression vendeuse accumulée depuis la mi-août. Sur un mois, le titre cède encore 13,09 %, et sur douze mois la perte dépasse 25 %.
Le cours reste en dessous de la MM20 à 75,05 € (écart de 6,44 %), en dessous de la MM50 à 77,57 € (écart de 9,48 %) et en dessous de la MM200 à 79,33 € (écart de 11,48 %), formant un triple plafond mobile qui pèse sur toute tentative de redressement. Le MACD reste en territoire négatif, avec un histogramme à -0,48, ce qui confirme que la dynamique baissière de moyen terme n'a pas encore montré de signe d'inflexion. Le seuil de support à 69,12 € (cours de la dernière clôture vendredi) constitue désormais le plancher immédiat à défendre, alors que le titre avait déjà brièvement enfoncé ce niveau en cours de séance jeudi 17 septembre avant de se reprendre.
Un contexte macro et sectoriel peu propice à une reprise durable des matériaux de construction
Le contexte macroéconomique de cette rentrée ne facilite pas le redressement du groupe. La Fed, la BCE et la Banque du Japon ont toutes relevé leurs taux directeurs au cours de la semaine écoulée, face à la hausse durable des prix de l'énergie liée au conflit au Moyen-Orient. Ce durcissement coordonné maintient les taux longs à des niveaux élevés, ce qui pèse mécaniquement sur la valorisation des groupes du secteur des matériaux de construction, traditionnellement sensibles au coût du crédit immobilier et à l'activité du bâtiment en Europe.
Le Brent recule d'environ 3 % en séance à 100,83 $ le baril, mais reste à un niveau encore élevé qui alourdit les coûts de production et de transport du secteur. Par ailleurs, selon les déclarations consultées, le programme de rachat d'actions conduit par Saint-Gobain (773 M€ d'actions rachetées sur douze mois, soit 2,2 % de la capitalisation au 10 septembre 2026) apporte un soutien structurel au titre sans pour autant avoir enrayé la tendance baissière récente. La résistance suivante se situe à 85,44 €, soit un écart de plus de 21 % au-dessus du cours actuel, ce qui illustre l'ampleur du terrain à reconquérir avant que la configuration technique ne s'améliore vraiment.