L'action Schneider Electric cède plus de 3 % et repasse sous sa MM20
Dans un CAC 40 lui-même sous pression, Schneider Electric figure parmi les plus fortes baisses de l'indice ce mercredi. La correction intervient après un rebond de 2,5 % enregistré lundi et remet le titre sous sa moyenne mobile à vingt jours. Deux avis d'analystes publiés hier éclairent un peu différemment les perspectives du titre.
Un repli marqué qui ramène le titre sous sa MM20 et dans le bas du CAC 40
Schneider Electric cède 3,17 % à 290,10 € en séance, dans un CAC 40 qui recule de 1,84 %. Ce mouvement efface l'essentiel du rebond de lundi et replace le titre sous sa moyenne mobile à 20 jours, désormais à 298,03 €, soit un écart de 2,66 % au-dessus du cours. La MM50, en revanche, reste largement sous le cours à 285,18 €, offrant un premier niveau de soutien à surveiller.
Sur un mois, le titre cède 4,48 %, mais conserve un gain de 7,25 % sur trois mois et de 28,28 % sur un an, ce qui témoigne d'une tendance de fond toujours positive malgré la correction récente. Le RSI à 55 reste en zone neutre, sans signal de survente, ce qui laisse une marge de repli supplémentaire avant d'atteindre des configurations d'épuisement vendeur. La volatilité mensuelle à 9,30 % reflète une agitation sur le titre depuis la rentrée.
Deux avis d'analystes en sens opposés publiés hier délimitent un large spectre de valorisation
Deux révisions d'avis d'analystes ont été publiées hier, mardi 8 septembre. Grupo Santander a abaissé son opinion de « surperformance » à « performance de marché », tout en relevant son objectif de cours de 275 € à 306,30 €, soit une prime de 5,6 % par rapport au cours actuel. BofA Securities, de son côté, maintient son avis à l'achat et relève sa cible de 346 € à 362 €, ce qui représente un potentiel de hausse de près de 25 % par rapport au niveau actuel.
L'écart entre les deux objectifs — 306,30 € contre 362 € — illustre une divergence notable sur la valorisation du groupe, dans un contexte de taux longs sous tension en Europe : le Bund 10 ans évolue autour de plus hauts depuis quinze ans, ce qui renchérit le coût du capital pour les valeurs de croissance industrielle comme Schneider. Lors de la publication du premier semestre 2026 le 31 juillet, la société avait relevé ses objectifs pour l'exercice en cours, citant une demande soutenue pour ses solutions d'électrification et un carnet de commandes à un niveau record. Le support technique à 285,18 € — correspondant à la MM50 — constitue le prochain repère concret si la pression vendeuse persistait.