Schneider Electric : résultats records au S1 2026, objectifs 2026 relevés
Schneider Electric a publié des résultats record au premier semestre 2026 portés par une forte exécution et une demande généralisée. Le chiffre d'affaires a atteint 21,2 milliards d'euros en croissance organique de 14 %, tandis que la marge d'EBITA ajusté s'est améliorée de 120 points de base à 19,3 %. Le groupe relève son objectif financier pour 2026, fort d'un carnet de commandes à niveau record et d'une dynamique maintenue sur l'ensemble de ses géographies et marchés finaux.
Croissance en accélération avec amélioration de rentabilité
Le deuxième trimestre 2026 affiche un chiffre d'affaires de 11,5 milliards d'euros en croissance organique de +17 %, consolidant la dynamique du premier semestre (+14,0 %). L'EBITA ajusté atteint 4,1 milliards d'euros en croissance organique de +22,1 %, tandis que la marge progresse de 120 points de base en organique pour s'établir à 19,3 %. Le résultat net monte à 2,5 milliards d'euros (+30,1 %), et le BPA ajusté progresse de 28,5 % en organique à 4,79 euros. La Gestion de l'énergie enregistre une croissance de +18 % en organique, tandis que les Automatismes industriels accélèrent à +11 %.
L'Amérique du Nord porte la croissance avec une hausse organique de +23 %, suivie par la Chine et l'Asie de l'Est (+20 %). La forte demande dans les centres de données continue de soutenir la dynamique, complétée par une croissance généralisée sur tous les marchés finaux (bâtiments, industries, infrastructures). Olivier Blum, directeur général, souligne que cette performance « reflète l'exécution continue et rigoureuse de notre nouveau programme d'entreprise, lancé au quatrième trimestre 2025 ».
Productivité industrielle et effet de levier opérationnel compensent l'inflation des matières premières
L'amélioration de marge à +120 points de base en organique est portée par un puissant effet de levier opérationnel. La productivité industrielle contribue à hauteur de +535 millions d'euros, tirée par les gains techniques, les négociations fournisseurs et l'optimisation de la main-d'œuvre. L'effet prix brut sur les produits accélère à +280 millions d'euros au premier semestre, compensant l'impact défavorable des matières premières (−330 millions d'euros, lié au cuivre et à l'argent) et des droits de douane (−104 millions d'euros).
Le ratio des coûts des fonctions support recule de 110 points de base en organique à 23,2 % du chiffre d'affaires, traduisant l'exécution du pilier d'excellence opérationnelle du programme d'entreprise. Le cash-flow libre atteint 1,6 milliard d'euros, en hausse de 244 % (140 % après ajustement d'une amende juridique du premier semestre 2025), soutenu par la forte croissance de l'autofinancement d'exploitation (+811 millions d'euros). La génération de trésorerie demeure robuste malgré une augmentation attendue du besoin en fonds de roulement opérationnel.
Carnet record et objectif 2026 relevé sur fond de demande soutenue
Le groupe s'appuie sur un carnet de commandes à niveau record pour justifier le relèvement de son objectif financier pour 2026. Les centres de données et réseaux continuent d'afficher une demande à trois chiffres au deuxième trimestre, tandis que les industries manufacturières et de procédés renouent avec la croissance. Le marché des semi-conducteurs enregistre une progression à trois chiffres, portée par la Chine et l'Asie de l'Est ainsi que l'Amérique du Nord.
Schneider Electric poursuit le déploiement du programme Advancing Energy Tech, avec deux acquisitions majeures en cours : Cognite (3,1 milliards de dollars) et AiDASH, destinées à renforcer les capacités natives en intelligence artificielle du groupe et à consolider sa position dans la connexion des mondes physique et numérique. La dette nette s'établit à 15,4 milliards d'euros au 30 juin 2026, après le versement d'un dividende de 2,4 milliards d'euros et un programme de rachat d'actions, tandis que les agences de notation ont reconfirmé les notations de crédit de catégorie A du groupe.