L'action Schneider Electric cède plus de 5 % et casse son support
La correction s'avère brutale ce lundi pour le spécialiste de l'électrification et de l'automatisation, dont le titre efface en une séance une large part des gains accumulés sur trois mois. Le recul intervient dans un contexte de marché tendu, marqué par un pic de volatilité et une semaine chargée en décisions monétaires mondiales.
Un repli marqué qui ramène le titre sous ses deux premières moyennes mobiles
Schneider Electric cède 5,17 % à 276,05 € en séance, se classant parmi les plus fortes baisses du CAC 40, qui lui-même recule de 0,83 %. Le VIX bondit de plus de 14 % en intraday, signe d'une nervosité inhabituelle sur les marchés en cette rentrée de septembre, alors que la Fed doit se prononcer mercredi sur ses taux et que la BCE a déjà relevé ses taux directeurs le 10 septembre.
Sur le plan des niveaux, le cours s'inscrit désormais nettement en dessous de la MM20 à 295,14 € (écart de -6,47 %) et de la MM50 à 285,79 € (écart de -3,41 %). Le support précédent à 286,75 € est dépassé à la baisse, ce qui marque une rupture technique après la phase de test évoquée lors de la séance du 10 septembre. Seule la MM200, à 262,79 €, reste en dessous du cours actuel, préservant un coussin de 5,05 % par rapport à ce socle de long terme. Le RSI à 48 reste neutre, sans signal de survente pour l'instant, ce qui laisse de la marge avant d'atteindre une zone d'épuisement vendeur.
Un recul mensuel qui efface les gains trimestriels et replace le titre dans une dynamique de correction
La baisse du jour porte la performance mensuelle à -10,74 %, tandis que le gain sur trois mois tombe à +4,05 % : la correction entame donc sérieusement le rebond trimestriel sans encore l'effacer. Sur un an, le titre affiche encore +18,99 %, ce qui témoigne d'un parcours solide sur la durée malgré cette phase de repli.
Pour rappel, lors de la publication des résultats du premier semestre 2026 le 31 juillet, la direction avait relevé son objectif annuel, évoquant une « forte demande pour nos solutions d'électrification, d'automatisation et de digitalisation » et un carnet de commandes à un niveau record. Ce contexte fondamental n'a pas changé depuis cette date, mais le repli s'inscrit dans un environnement macroéconomique plus complexe : la résistance de l'inflation américaine à 3,4 % en août accentue la probabilité d'un relèvement des taux de la Fed cette semaine, ce qui pèse sur l'ensemble des valeurs de croissance et d'infrastructure. La prochaine publication financière de Schneider Electric sera déterminante pour mesurer si la demande industrielle et la dynamique des commandes restent au niveau annoncé en juillet.