L'action S.E.B. lanterne rouge du SBF 120 et casse son support à 56,75 €
La séance est particulièrement difficile pour le fabricant de petit électroménager d'Écully, qui subit le plus fort repli de l'indice SBF 120 ce mardi. Le mouvement s'inscrit dans un contexte de marché sous tension, marqué par l'anticipation d'une hausse des taux de la Fed demain et une flambée du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient.
S.E.B. enfonce son support à 56,75 € et tombe sous ses deux premières moyennes mobiles
S.E.B. cède 4,7 % en séance, à 54,70 €, signant la plus forte baisse du SBF 120 ce mardi. Le titre a franchi à la baisse son support à 56,75 €, qu'il n'est pas parvenu à défendre, et reste nettement en dessous de ce niveau. Ce franchissement aggrave une correction déjà bien entamée : le titre perd près de 6,7 % sur la semaine, effaçant l'essentiel des gains récents. La configuration technique s'est fortement dégradée.
Le cours évolue en dessous de la MM20, à 58,45 €, avec un écart de plus de 6 %, et en dessous de la MM50, à 55,91 €. Seule la MM200, à 50,87 €, reste sous le cours actuel, à environ 7,5 % de distance. Le RSI à 49, proche de la zone neutre, ne signale pas encore de survente marquée, ce qui laisse de la marge avant un éventuel épuisement des pressions vendeuses.
Un changement de direction générale le 1er octobre dans un marché fragilisé par les taux et le pétrole
Ce mardi, S.E.B. a annoncé la nomination de Loïc Moutault, ancien dirigeant du groupe Mars, au poste de directeur général, avec une prise de fonctions fixée au 1er octobre 2026. La dissociation des fonctions de président et de directeur général est maintenue, Thierry Delaunoy de la Tour d'Artaise conservant la présidence du conseil d'administration. Ce changement de direction intervient alors que le titre évolue dans un environnement de marché dégradé. En toile de fond, les marchés européens reculent dans l'attente de la décision de la Réserve fédérale américaine mercredi : les anticipations pointent vers un relèvement du taux directeur pour la première fois depuis trois ans, dans un contexte d'inflation jugée persistante et de rendements du Treasury à 10 ans ayant franchi le seuil de 5 %.
Le VIX bondit de plus de 13 % en séance, traduisant une nette montée de la nervosité. Le CAC 40 cède 0,86 % et le SBF 120 0,83 %, mais le recul de S.E.B. est sans commune mesure avec celui de l'indice. Sur la base du bénéfice par action attendu, selon le consensus des analystes recensés, l'action se paie environ 9,1 fois les bénéfices de l'exercice en cours, un multiple qui donne une mesure de la valorisation après ce repli.