L'action Société Générale, lanterne rouge du CAC 40, décroche de 3,5 %
La banque de la Défense s'impose comme la lanterne rouge du CAC 40 à mi-journée ce jeudi, dans un indice parisien orienté à la baisse, alors que l'inflation accélère en zone euro. Le repli amplifie une glissade entamée depuis plusieurs semaines, ramenant le titre à des niveaux qui creusent encore l'écart avec ses moyennes mobiles.
Une chute de 3,67 % qui ramène Société Générale à ses plus bas récents, sous ses trois moyennes mobiles
Société Générale perd 3,67 % à 67,01 € en séance, nettement en queue du CAC 40 qui cède lui-même 1,16 %. Sur une semaine, la banque affiche un repli de 7,25 %, et de 13,39 % sur trois mois. La configuration technique est dégradée sur toutes les échelles : le cours est en dessous de la MM20 à 72,85 € (écart de 8 %), en dessous de la MM50 à 76,45 € (écart de 12,35 %) et en dessous de la MM200 à 72,13 € (écart de 7,10 %).
Ces trois moyennes forment désormais une résistance étagée au-dessus du cours, à rebours du rebond observé après la présentation du plan stratégique 2029 le 21 septembre. Le RSI à 37 se rapproche de la zone de survente sans encore y basculer, laissant une marge de pression supplémentaire à la baisse. Le seuil de support est à 69,56 €, niveau qui correspond à la clôture précédente, avec une résistance lointaine à 77,02 €.
Des résultats semestriels solides et un dividende en vue, mais un contexte macro défavorable aux bancaires
Lors de la publication du premier semestre 2026 le 30 juillet, Société Générale avait affiché un résultat net part du Groupe de 3,5 milliards d'euros, en hausse de 13,9 % sur un an, avec un ROTE de 12 %, et avait relevé sa cible de ROTE 2026 à environ 11 %. Le programme de rachat d'actions de 1,5 milliard d'euros annoncé en août était exécuté à environ 84 % au 25 septembre, témoignant d'un retour actif à l'actionnaire. Malgré ces éléments, le titre subit aujourd'hui la pression d'un environnement macro plus difficile : l'inflation en zone euro accélère en septembre (3,4 % en France, 5 % en Espagne en rythme annuel), alimentée par la flambée de l'énergie liée aux tensions au Moyen-Orient, alimentant les anticipations de nouvelles hausses de taux de la BCE.
Or le titre est historiquement sensible aux taux de crédit aux ménages (corrélation négative) : la remontée de l'Euribor 3 mois à 2,635 % et du taux effectif moyen immobilier à 4,05 % pèsent sur les perspectives de production de crédits. Sur la base du bénéfice par action attendu, selon le consensus des analystes recensés, le titre se paie environ 8,5 fois les bénéfices 2026 et 7,4 fois ceux de 2027, avec une croissance du BPA attendue de 14,4 %. Le prochain rendez-vous concret reste le détachement du dividende, prévu le 5 octobre.