L'action Stellantis cède 3,12 % et flirte avec un signal de surachat technique
Le titre du constructeur automobile recule nettement ce mardi, abandonnant 3,12 % à 6,369 € après une dernière clôture à 6,57 €. Ce repli intervient alors que le CAC 40 évolue en léger retrait de 0,24 % en séance, à 7 943 points. Stellantis affiche par ailleurs un recul de 32,2 % sur trois mois, dans un contexte de pression persistante sur le secteur automobile européen.
Un cours qui flirte avec la zone de surachat technique malgré la baisse du jour
Malgré la correction enregistrée ce mardi, le titre Stellantis NV se situe à un niveau élevé au sein de ses bandes de Bollinger, à 95 % de l'intervalle entre la borne inférieure (5,42 €) et la borne supérieure (6,42 €). Le cours s'établit même légèrement au-dessus de cette borne haute, ce qui constitue un signal de surachat potentiel pour les investisseurs attentifs aux indicateurs techniques. Ce positionnement s'explique par le rebond de 6,2 % enregistré sur les sept derniers jours, qui a ramené le titre depuis ses plus bas récents.
Le RSI, à 59, reste pour sa part en zone neutre, sans excès haussier ni baissier marqué. La moyenne mobile à 50 jours, située à 6,67 €, constitue une résistance immédiate que le cours n'a pas réussi à franchir, tandis que la MM200 à 8,20 € rappelle l'ampleur du chemin à parcourir pour retrouver les niveaux de l'année passée. La baisse de 27,51 % sur un an témoigne de la dégradation progressive de la valorisation boursière du groupe.
Des échéances majeures en vue pour le constructeur
Le calendrier financier de Stellantis s'annonce chargé dans les prochaines semaines. L'assemblée générale annuelle est programmée le 14 avril, soit dans une semaine à peine. Cette réunion des actionnaires pourrait apporter des précisions sur les orientations stratégiques du groupe issu de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler, dans un environnement de marché difficile pour le secteur.
Autre rendez-vous surveillé : la publication des résultats du premier trimestre 2026, attendue le 30 avril. Ces chiffres permettront de mesurer l'impact de la conjoncture sur les volumes de ventes et les marges du constructeur. Le support technique le plus pertinent se situe à 5,53 €, niveau qui avait servi de plancher lors des dernières séquences baissières. En séance, les autres valeurs industrielles européennes subissent également des prises de bénéfices, Airbus reculant de 1,73 % et Schneider Electric de 0,85 %.