CAC 40 à la mi-journée : la défense et les semi-conducteurs résistent, mais l'indice est à la baisse
À la mi-journée, le CAC 40 cède 0,38 % à 8 176,68 points, lesté par une nette domination des baisses. Sur 40 valeurs, seules sept progressent contre 32 en repli, signe d'une séance défensive où quelques poids lourds industriels font figure d'îlots de résistance.
L'ambiance parisienne reflète celle d'une Europe prudente, le DAX cédant 0,19 % et le FTSE 100 lâchant 0,82 %, tandis que le STOXX 600 recule de 0,54 %.
Une séance sous pression, portée par quelques locomotives industrielles
Le marché parisien évolue dans un climat tendu, dans le sillage d'une Asie en repli — Hang Seng en baisse de 1,27 % à la clôture, Nikkei 225 en recul de 0,47 % — et d'une Europe globalement orientée à la baisse. Le contexte géopolitique reste dense, avec les développements autour de la situation au Moyen-Orient qui continuent d'alimenter la nervosité des opérateurs sur le compartiment énergétique et les valeurs cycliques.
Dans ce paysage chargé, la cote parisienne affiche une dispersion marquée : la quasi-totalité des secteurs subit des prises de bénéfices, à l'exception notable de la défense, de l'aéronautique et des semi-conducteurs, qui concentrent l'essentiel des hausses du jour.
STMicroelectronics, Thales et Airbus tiennent le haut du pavé
STMicroelectronics domine le palmarès avec un bond de 3,09 % à 59,74 euros. Le titre du fabricant franco-italien de semi-conducteurs bénéficie de relèvements d'objectifs de cours simultanés : Jefferies porte sa cible de 52 à 74 euros tout en confirmant son avis à l'achat, tandis que Morgan Stanley aligne également sa nouvelle cible à 74 euros, contre 46 euros précédemment, en maintenant sa recommandation à « surpondérer ». En toile de fond, le groupe a annoncé la nomination d'Armando Varricchio à la présidence de son conseil de surveillance, avec Nicolas Dufourcq comme vice-président.
La défense et l'aéronautique complètent le podium des hausses. Thales progresse de 2,36 % à 238,70 euros, suivi par Airbus, en hausse de 1,17 % à 175,74 euros. L'avionneur a officialisé ce jeudi un partenariat avec Mistral AI pour déployer des modèles d'intelligence artificielle européens dans l'ensemble de ses opérations, de la conception des aéronefs aux applications embarquées, y compris militaires. Sa filiale Airbus Helicopters a par ailleurs annoncé la fourniture de 11 H145 à la police tchèque. Safran s'inscrit également en hausse de 0,84 % à 301,50 euros. L'Oréal complète le quintet de tête (+0,71 %), Berenberg ayant relevé son objectif de cours de 374 à 435 euros, en passant à l'achat.
Dassault Systèmes décroche, le luxe et les bancaires sous pression
Au revers du marché, Dassault Systèmes accuse la plus forte baisse de l'indice avec un recul de 4,25 % à 18,93 euros. La Société Générale cède 1,98 % à 69,39 euros, alors que le groupe vient de lancer son plan d'actionnariat salarié 2026 à 54,75 euros l'action. Eiffage abandonne 1,79 % à 123,70 euros, dans le sillage des valeurs de la construction et des concessions.
Le luxe figure également parmi les principaux freins de l'indice : LVMH recule de 1,76 % à 475,45 euros, tandis qu'Eurofins Scientific perd 1,70 % à 61,40 euros. La séance illustre ainsi une rotation marquée vers les thématiques de défense, d'aéronautique et de semi-conducteurs, au détriment des secteurs plus cycliques et des financières, dans une matinée où l'appétit pour le risque demeure mesuré sur l'ensemble des places européennes.